Avril 2016La recherche à l'Institut Lady Davis

Essai clinique majeur en cours pour la mise au point d’un traitement du diabète de type 1

Pour la première fois, des patients atteints depuis longtemps de diabète de type 1 participent à un essai clinique sur une approche thérapeutique, qui combine un agent de stimulation de la croissance des cellules pancréatiques productrices d’insuline et un médicament qui empêche le système auto-immunitaire de rejeter ces cellules nouvellement formées. L’essai est mené conjointement par l’HGJ et par le Centre universitaire de santé McGill.

Le Dr Lawrence Rosenberg, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, en collaboration avec ses collègues, est responsable de cette recherche innovante qui a mené à la découverte du peptide INGAP (ExsulinTM), la protéine associée à la néogenèse des îlots de Langerhans, qui stimule la croissance de certains îlots sécréteurs d’insuline dans un pancréas dont le fonctionnement est normal.

Des études distinctes ont révélé que l’ustekinumab (SteleraTM), un médicament indiqué dans le traitement du psoriasis, aide à prévenir le rejet par l’organisme de ces cellules nouvellement formées tout en renforçant les effets positifs du peptide.

Le diabète est une maladie potentiellement mortelle qui est devenue une crise mondiale en matière de santé publique. Bien que moins fréquent que le diabète de type 2, le diabète de type 1 touche plus de 1,5 millions de personnes en Amérique du Nord et sa prévalence continue aussi d’augmenter. Le diabète de type 1 se développe lorsque le système immunitaire détruit les cellules bêta dans les îlots pancréatiques. Les cellules bêta produisent l’insuline, l’hormone clé chargée de contrôler les taux de sucre dans le sang. Toutes les personnes atteintes de diabète de type 1 nécessitent un traitement à l’insuline pour survivre. Les personnes atteintes d’un diabète de type 2 présentent une résistance à l’insuline et une insuffisance dans la sécrétion d’insuline, qui peut souvent nécessiter une insulinothérapie à mesure que la maladie progresse.

Un diabète mal contrôlé peut entraîner de graves complications, y compris les maladies du cœur, la cécité, l’insuffisance rénale et la mort. Alors que l’on a approuvé de nombreux traitements liés au diabète de type 2, aucun traitement n’a été approuvé spécifiquement dans le cas du diabète de type 1. Les risques plus élevés d’hypoglycémie et de complications à long terme associées au diabète de type 1, qui apparaît souvent durant l’enfance, dénotent l’un des besoins non comblés les plus importants pour une thérapie efficace parmi toutes les maladies chroniques.

« Je suis très heureux que mon établissement soit l’hôte de cette étude très importante, a déclaré le Dr Rosenberg. Mes collègues et moi avons consacré notre carrière à démontrer la possibilité et les moyens de rétablir la sécrétion normale d’insuline chez les personnes atteintes de diabète. Bien que notre étude soit petite, nous savons que le rétablissement d’une sécrétion importante d’insuline, même chez une seule personne, à l’aide de cette thérapie combinée pourrait représenter une découverte majeure. »
« Il s’agit d’une véritable étude historique, a déclaré le Dr G. Alexander Fleming, fondateur et président d’Exsulin Corporation. La plupart des efforts visant à mettre au point des traitements pour lutter contre le diabète de type 1 ont porté sur le contrôle de l’attaque auto-immune, ce qui en soi ne peut pas restaurer la sécrétion d’insuline. On a testé chez l’humain quelques traitements concernant l’activité de régénérescence des îlots pancréatiques, mais seul le peptide INGAP a été spécialement conçu et testé à cette fin chez les patients. Il est clair que les deux sortes de traitements seront nécessaires pour guérir le diabète de type 1. »

Le financement de cet essai clinique a été fourni, en partie, par un généreux don de la famille Polachek, bienfaiteurs de longue date de l’HGJ.

Les sociétés, les fondations et les particuliers désireux de contribuer à l’avancement des travaux du Dr Rosenberg ou d’appuyer d’autres recherches cliniques d’importance vitale sont invités à soutenir l’expansion de l’Unité de recherche clinique Shirley et Max Konigsberg du Centre du cancer Segal.

L’augmentation projetée de 75 % de l’espace qu’occupera l’Unité permettra de fournir des traitements de pointe à un plus grand nombre de patients et de mieux soutenir d’autres essais cliniques de l’HGJ.

Pour obtenir plus d’information ou pour faire un don, visitez le site Web de la Fondation de l’HGJ ou composez le 514 340-8251.

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1 Comment

  1. Nicolas Laplante
    juillet 9, 2017 at 6:04 — Répondre

    Combien de temps dure l’assaie clinique ? Toujours en cours ? Vous avex publié des résultats ? Combien de participants ?

    Merci !

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