Avril 2016Première personne du singulier

Gérer les services publics de santé et de services sociaux : un défi passionnant

J’ai toujours un peu envié les gens qui ont une passion unique : dès leur jeune âge, ils savent ce qui les intéresse, ce qu’ils veulent devenir.

Dans mon cas, mon parcours de vie était loin d’être tracé d’avance. J’aimais la musique, la littérature, mais aussi les sciences, surtout la biologie.

Je terminais un baccalauréat en Arts à Québec en 1968 quand il a fallu choisir une orientation universitaire : j’ai hésité entre la médecine et… la littérature. Ne serait-ce que  pour le volet financier, j’aurais mieux fait de choisir médecine, mais je me croyais au-dessus de telles considérations.  En 1972, j’ai donc complété des études de deuxième cycle en littérature hispanique à l’Université Carleton à Ottawa, enseigné l’espagnol quelque temps, mais j’ai vite fait le tour de ce jardin.

La connaissance de la langue espagnole m’a toutefois ouvert la porte du développement international. On y avait besoin de professionnels polyglottes et j’y ai développé une expertise dans l’administration des programmes gouvernementaux de soutien aux pays en voie de développement. En occupant ces fonctions, j’ai pris goût à la gestion des projets, des programmes, des équipes multidisciplinaires.

J’ai donc choisi de me réorienter et de perfectionner mon curriculum universitaire en complétant des études de maîtrise en administration publique à Carleton en 1977. Ayant choisi une université anglophone, j’ai pu y parfaire ma connaissance de l’anglais du même coup.

J’avais beaucoup travaillé dans les centres hospitaliers pour financer mes études, notamment . J’étais attirée par ce milieu, tant pour le volet clinique que pour celui de la gestion. J’ai donc décidé de compléter un programme universitaire en soins infirmiers à l’Université de Montréal en 1980. Je croyais qu’il est essentiel de bien comprendre les besoins du client et du professionnel qui tente d’y répondre, d’être bien outillée et  à l’écoute, de comprendre les dimensions multiculturelles des régions métropolitaines pour lesquelles j’avais un intérêt tout particulier.

J’ai eu la chance de pratiquer comme clinicienne dans différents milieux de santé, surtout à Montréal, en français et en anglais, en soins aigus et en santé communautaire, notamment à l’Hôpital Queen Elizabeth et au CLSC Saint-Louis-du-Parc. Toutefois,  l’intérêt pour la gestion des services a encore une fois pris le dessus : je suis devenue cadre intermédiaire, puis cadre supérieur, et plus tard, directrice générale de CLSC, de CSSS et enfin, PDGA de notre CIUSSS [link previous four words to http://www.ciusss-centreouestmtl.gouv.qc.ca/index.php?id=14646].

Une constante dans toute cette variété : j’ai toujours aimé ce que je fais et je n’ai pas eu peur d’explorer de nouvelles avenues. Oser changer, rester ouvert à ce que nous présente la vie, voilà qui est passionnant. La diversité de mes expériences a élargi et approfondi la qualité de mon implication et m’a permis de rester à l’écoute des autres.

Quand viendra la retraite, je n’ai aucun doute que d’autres chemins se présenteront, d’autres aventures m’appelleront et seront tout aussi passionnantes. Finalement, ce n’était pas si mal de n’être pas branchée dès le jeune âge… La vie est belle et pleine de surprises!

 Dupuis signature

 

 

 

Présidente-directrice générale adjointe
Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre‑Ouest-de-l’Île-de-Montréal

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