Avril 2016La recherche à l'Institut Lady Davis

Un médicament prometteur pour les personnes désireuses d’arrêter de fumer à la suite d’une crise cardiaque

Une étude clinique a révélé que près de la moitié des gros fumeurs, admis à l’Hôpital après avoir subi une crise cardiaque, avaient réussi à cesser de fumer six mois après avoir commencé à prendre des comprimés de varénicline (commercialisée sous le nom de Champix au Canada, et de Chantix aux États-Unis). On estime qu’il s’agit d’une réalisation importante chez un groupe de patients présentant des risques très élevés. Connue sous le nom d’essai EVITA, l’étude a été dirigée par le Dr Mark Eisenberg, chercheur principal et cardiologue à l’Institut Lady Davis de l’HGJ.

« C’est un résultat important, car grâce à des recherches antérieures, nous savons que moins d’un tiers des fumeurs, hospitalisés à cause d’une crise cardiaque ou de douleurs à la poitrine, cessent de fumer après leur congé de l’hôpital, déclare le Dr Eisenberg. Ces chiffres sont plutôt étonnants, car on pourrait s’attendre à ce que ces patients soient très motivés à abandonner la cigarette à la suite d’un syndrome coronarien aigu. »

« Il est très important d’amener ces patients à cesser de fumer, poursuit le Dr Eisenberg, car ceux qui continuent présentent un risque considérablement plus élevé de tomber malade ou de mourir que les fumeurs qui renoncent au tabac, et dont le risque peut alors chuter à plus de 50 % en un an. »

L’essai EVITA — une étude randomisée, multicentrique, à double insu et contrôlée par placebo — a été mené auprès de plus de 300 patients. L’âge moyen des sujets était de 55 ans, et ils avaient fumé en moyenne 22 cigarettes par jour durant 36 ans. Ces personnes ont soit reçu une dose de 1 mg de varénicline soit reçu un placebo, deux fois par jour, pendant 12 semaines. Lors de toutes les visites de suivi, les chercheurs ont constaté que la varénicline avait augmenté le taux d’abstinence tabagique.

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Après six mois, 47,3 % des patients traités par varénicline n’avaient toujours pas recommencé à fumer comparativement à 32,5 % des patients placés sous placebo — la différence étant de 14,8 %.

L’efficacité de la varénicline comme thérapie de cessation du tabac a déjà fait ses preuves chez les jeunes fumeurs en santé, mais cette étude est la première à vérifier son efficacité auprès d’une population ayant subi une crise cardiaque suffisamment grave pour nécessiter une hospitalisation.

En ce qui concerne son innocuité, des études antérieures ont révélé un lien entre la varénicline et un risque élevé de complications cardiaques, mais ces résultats ne sont pas significatifs sur le plan statistique. Bien que l’essai EVITA n’ait pas porté sur un nombre suffisant de patients pour catégoriquement exclure la possibilité que la varénicline puisse augmenter le risque de complications cardiaques, il a démontré que le taux d’événements cardiovasculaires indésirables importants était semblable entre deux groupes de patients dans les 30 jours suivant l’arrêt du traitement.

Le Dr Eisenberg fait remarquer que : « c’est la première étude clinique à nous révéler les bienfaits d’une pharmacothérapie que l’on peut commencer à administrer à l’hôpital et qui, six mois plus tard, réduit le tabagisme chez les patients à risque élevé ».

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