Articles vedettesMai 2025

Après avoir tricoté 10 000 bonnets pour les nourrissons, une bénévole pose ses aiguilles à tricoter!

Un peu partout dans la région de Montréal, il y a 10 000 bébés (ou anciens bébés) dont les premiers jours de vie ont été plus chauds et plus douillets parce qu’ils portaient un bonnet tricoté ou cousu par Barbara Eusanio, une bénévole à l’HGJ.

Aujourd’hui, en raison du départ à la retraite de Madame Eusanio, les stocks sont épuisés, et ces petits bonnets colorés, dont plusieurs sont ornés de motifs saisonniers de couleurs vives, sont devenus des objets de collection.

Les parents de certains des bébés qui ont reçu l’un de ces bonnets en cadeau au début de l’année à l’Unité post-partum de l’Hôpital les utilisent peut-être même encore. De plus, des centaines, voire des milliers, de bonnets, dont certains ont été tricotés il y a sept ans, ont été conservés comme un souvenir précieux.

Madame Eusanio a tricoté les derniers bonnets (comportant un motif de la Saint-Valentin) en novembre, en nombre suffisant pour qu’ils soient distribués tout au long du mois de février. Ce dernier lot porte à 10 000 le total de bonnets fabriqués, soit environ 1 500 par mois depuis le début de ce projet, en 2018.

Hats for babies

Les infirmières de l’Unité post-partum avaient espéré pouvoir se réunir en février pour exprimer leur reconnaissance à Madame Eusanio. Cependant, une violente tempête de neige les a contraintes à reporter cet événement au 1er mai, date à laquelle elles ont organisé une petite fête dans le salon des membres du personnel de l’Unité.

L’Équipe a offert à Madame Eusanio une corbeille de crèmes pour les mains et des produits connexes, un cadeau des plus pertinentes pour une personne dont les mains ont rendu heureux autant de bébés et de parents. Les membres de l’Unité ont également souligné cet événement avec du jus de raisin pétillant et un gâteau au fromage.

« Barbara, il était important que nous puissions vous remercier tout particulièrement pour ces milliers de précieux cadeaux », a déclaré Vasthie Pierre-Louis, l’infirmière-cheffe de l’Unité post-partum, qui a interrompu ses vacances pour assister à la fête. « Nous avons vraiment eu de la chance que vous soyez parmi nous pendant autant d’années. »

Avant de devenir bénévole à l’HGJ, Madame Eusanio utilisait son talent pour fabriquer plusieurs articles pour les chiens, comme des lits, des couvertures et des manteaux. Cependant, comme elle éprouvait le besoin d’être d’un apport plus utile, et elle a eu l’idée de tricoter des bonnets pour les nourrissons.

Étonnamment, lorsqu’elle a proposé cette idée à un autre hôpital de Montréal, elle a reçu un refus poli, mais ferme. « Je me suis dit qu’il fallait que je sois courageuse, et j’ai décroché le téléphone et essayé de nouveau », se souvient-elle.

Heureusement, Madame Eusanio s’est ensuite adressée à l’HGJ, où elle a été accueillie chaleureusement, et à qui elle a commencé rapidement à fournir des bonnets. Au cours des premières années, elle tricotait avec du fil de polyester non allergène. Plus tard, afin de terminer les bonnets plus rapidement elle en a également confectionné en cousant ensemble des morceaux de coton et de polyester.

La rapidité était souvent importante, parce que Madame Eusanio voulait que les bonnets qui comportaient des thèmes — comme les quatre saisons, Pâques, l’Action de grâces, l’Halloween et la Saint-Valentin — soient disponibles au bon moment pour les nourrissons.

« J’essayais de confectionner des bonnets deux événements à l’avance », explique-t-elle. « Par exemple, à l’Halloween je tricotais des thèmes d’hiver, et en décembre, je travaillais pour la Saint-Valentin. »

Maintenant que Madame Eusanio ne sent plus la pression de respecter les délais qu’elle s’imposait, elle peut se détendre et penser au plaisir qu’elle a donné à tellement de nourrissons.

« Pour certains parents, ce bonnet était le premier cadeau reçu après la naissance de leur bébé », dit-elle. « Je ne suis donc pas surprise que certaines de ces personnes aient gardé leur bonnet en souvenir. Et, qui sait, il a peut-être été utilisé pour un deuxième voire un troisième tout-petit. »

« C’est agréable de penser que mes bonnets sont une source de chaleur pour les bébés et de souvenirs chaleureux à leurs parents. »

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