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Du chagrin de l’Unité de soins palliatifs à la joie du bénévolat

Les moments que Kate Bremner a vécus à l’HGJ l’ont inspirée à donner de sa personne

En 2023, après 51 jours de soins palliatifs, qui ont pris fin par le décès déchirant de sa conjointe Suzanne, Madame Bremner a instinctivement éprouvé le besoin d’exprimer sa gratitude pour les soins exceptionnels prodigués par les membres du personnel de l’HGJ.

L’idée de faire du bénévolat — une chose qu’elle envisageait depuis quelque temps — l’intéressait beaucoup. Mais, elle n’était pas certaine d’être capable de sortir de ce qu’elle décrit maintenant avec le recul comme « le trou noir de mon chagrin ».

La réponse est venue en deux étapes. D’abord, Madame Bremner s’est souvenue du conseil que lui avait donné sa conjointe de 25 ans : « L’une des dernières choses qu’elle m’a dites était : “Ne te laisse pas entraîner dans le gouffre du chagrin”. »

« Elle savait que j’aime les gens, et elle me disait de sortir et de profiter de la vie. Et, c’est ce que j’ai fait. Le bénévolat a été très, très important pour moi — presque une partie de mon processus de guérison. »

Ensuite, Madame Bremner a compris que même si elle était profondément reconnaissante de l’appui qu’elle avait reçu du personnel de l’Unité de soins palliatifs, elle avait besoin de se changer les idées dans un cadre totalement différent — « un lieu beaucoup moins lourd que celui auquel je m’étais habituée. »

C’est la raison pour laquelle, avec l’appui du Service de bénévolat à l’HGJ, elle s’est retrouvée à l’unité des échographies obstétriques, où elle consacre six heures par semaine à aider les futures mères à se préparer à leur rendez-vous.

« J’ai passé 51 jours extrêmement difficiles avec Suzanne dans “l’Unité des adieux à la vie” », explique Madame Bremner. « L’endroit idéal pour moi, si je souhaitais rendre à l’Hôpital ce que j’avais reçu, était “l’Unité des bonjours la vie”. C’est une question d’équilibre. »  

« Les raisons qui incitent les gens à faire du bénévolat varient considérablement », explique Marko Obradovic, le chef des Services de bénévolat au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

« Cependant, Madame Bremner, et des douzaines d’autres personnes ayant eu des expériences semblables savent instinctivement qu’être présentes en personne est la manière la plus sincère de dire “merci” pour les excellents soins qu’elles ou un proche ont reçus. »

Pour Madame Bremner, qui est âgée de 66 ans, cela signifie se rendre à l’Hôpital deux fois par semaine, de s’entretenir brièvement avec Randy Kauffman (l’agente administrative en échographie obstétrique) et de téléphoner aux futures mères au sujet de leur rendez-vous.  

Vous pouvez être bénévole!

À titre de bénévole, vous réconforterez les usagers des soins de santé et des services sociaux et leur donnerez de l’espoir, tout en aidant à alléger la charge de travail des membres du personnel qui vous en seront reconnaissant(e)s. En outre, vous ferez appel au meilleur de vous-même!

Pour en savoir plus au sujet du bénévolat à l’HGJ, ou dans n’importe quelle autre installation du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, consultez le site Web des Services de bénévolat ou envoyez un courriel à benevolat.ccomtl@ssss.gouv.qc.ca.

Outre confirmer les rendez-vous à ces patientes, elle fournit les renseignements nécessaires pour préparer la visite et répond à leurs questions sur les sujets qu’elle est autorisée à aborder.

« J’aime non seulement parler à nos patientes, mais je suis une personne qui a besoin de voir des résultats tangibles de ce que je fais », ajoute Madame Bremner. « Lorsqu’une patiente attend de connaître la date de son rendez-vous, elle est très heureuse de recevoir mon appel. Cela me donne un sentiment de satisfaction, puisque je joue réellement un rôle. »

« Si la date du rendez-vous ne correspond pas à la disponibilité de la patiente, je trouve une solution avec elle, donc, mon travail a aussi un aspect de résolution de problème. Plus tard, s’il m’arrive de rencontrer cette personne au bureau, c’est agréable de pouvoir associer un visage à une voix. »

Bien que ce qui motive maintenant Madame à faire du bénévolat est fondé sur la manière dont Suzanne et elle-même ont été traitées à l’Unité de soins palliatifs, la liste complète des raisons est un peu plus longue. En effet, en 2005 lorsque la mère de Madame Bremner a subi une opération à cœur ouvert à l’HGJ, elle a reçu des soins remarquables, et c’est à cette occasion que Madame Bremmner a eu l’idée pour la première à faire du bénévolat à une date ultérieure.

« Ce qui m’a impressionné, c’est l’approche incroyablement positive de chaque personne, y compris les infirmier(ère)s, les PAB et les bénévoles. »

Ensuite, Suzanne s’est fait remplacer une hanche en 2010 et une autre en 2012, à l’HGJ. Une fois de plus, les soins ont été exceptionnels. Il en a été de même lors des arthroplasties du genou de Madame Bremner à l’HGJ, en 2016 et en 2019.

« Ce qui m’a impressionné », se souvient-elle, « c’est l’approche incroyablement positive de chaque personne, y compris les infirmier(ère)s, les PAB et les bénévoles. »

Lorsque le moment est venu pour Suzanne d’être admise à l’Unité de soins palliatifs, « tous les membres du personnel ont pris soin d’elle et de moi. Ces personnes m’ont fait sentir que je faisais partie de l’équation au même titre que ma conjointe. Son médecin, la Dre Elizabeth MacNamara, a été absolument extraordinaire en m’incluant dans toutes les décisions et les discussions sur les sujets que nous voulions aborder. »

« De plus, les bénévoles ont toujours fait tout ce qui était possible pour s’assurer que nous étions confortables. Je me souviens encore qu’après une journée particulièrement difficile à l’Hôpital, une bénévole m’a téléphoné à la maison ce soir-là pour s’assurer que j’allais bien. Je ne peux pas vous dire à quel point cela m’a touché. »

Madame Bremner comprend les raisons pour lesquelles certain(e)s bénévoles potentiel(le)s hésitent à travailler dans un environnement où la maladie et la détresse physique, émotionnelle et psychologique des patient(e)s et de leurs familles sont inévitables.

« Je dirais à ces personnes : “Essayez!” Vous pourriez être étonné(e)s. Si vous êtes affecté à un endroit où vous n’êtes pas à l’aise, les Services de bénévolat trouveront un autre endroit qui vous conviendra mieux. Il s’agit de vous donner des tâches dans un environnement où vous serez à l’aise et le plus utile. »

« Lorsque vous aurez trouvé cet endroit, vous éprouverez un sentiment de satisfaction inégalé. »

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