La recherche à l'Institut Lady DavisOctobre 2016

Efforts pour comprendre la probabilité plus élevée de dépression chez les filles

C’est une énigme scientifique : deux fois plus de filles que de garçons développent de l’anxiété et des troubles dépressifs au début de l’adolescence.

Pour mieux comprendre ce phénomène déroutant, le Dr Ashley Wazana, du Centre du développement de l’enfance et de la santé mentale de l’HGJ, collabore avec des équipes au Canada, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et à Singapour. Appuyés par une subvention de 1,5 million de dollars échelonnée sur cinq ans, octroyée par les Instituts de recherche en santé du Canada, les chercheurs se pencheront sur la corrélation entre l’expérience prénatale et une psychopathologie éventuelle des enfants.

La différence des réactions au stress entre les garçons et les filles au début de leur développement affectif est un phénomène bien documenté, explique le Dr Wazana, « les différences génétiques dans la susceptibilité aux événements prénataux sont importantes, et l’environnement qui se traduit dans les soins maternels prodigués au début de la vie pourrait avoir une influence importante sur l’effet du risque prénatal, relativement au sexe et à la génétique. »

« Nous voulons retourner à la période prénatale pour découvrir si les facteurs biologiques ou les facteurs environnementaux sous-jacents qui apparaissent à la puberté sont le résultat d’influences de longue date restées dormantes. ».

En définitive, l’étude vise à cerner les moments cruciaux quand l’accès aux soins, que ce soit pour la mère ou pour l’enfant, pourrait avoir une fonction préventive. « La dépression est parmi les causes les plus importantes de diminution de la qualité de vie et de la comorbidité. C’est la raison pour laquelle nous avons désespérément besoin de modèles qui nous indiquent les cibles qui pourraient nous permettre de restreindre l’incidence de la dépression. Comme pour tout problème de santé chronique, une intervention précoce est essentielle ».

Parmi les quelques 600 familles qui participent à l’étude, 300 seront évaluées par l’équipe de recherche de l’HGJ. Les données complexes seront analysées au Centre Ludmer en neuroinformatique et biostatistiques. La Dre Celia Greenwood, de l’Institut Lady Davis de l’HGJ, est la chercheuse principale, responsable des biostatistiques et de la modélisation génétique complexe.

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