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Il est urgent d’améliorer les services offerts aux réfugiés ukrainiens, déclarent les médecins dans un article de journal

Un article corédigé par la Dre Christina Greenaway, spécialiste de la santé des migrants à l’HGJ

Selon une nouvelle analyse, corédigée par la Dre Christina Greenaway, spécialiste de la santé des migrants à l’HGJ et à l’université McGill, l’arrivée récente au Canada des réfugiés ukrainiens a de nouveau souligné le besoin urgent d’améliorer les soins et les services sociaux offerts à ceux qui fuient des situations traumatisantes.

Comme ces réfugiés sont confrontés rapidement après leur arrivée à des stress socio-économiques et à des obstacles pour obtenir des services, ils présentent « plus de risques de transition vers un mauvais état de santé que les autres immigrants », selon l’article publié dans le JAMC (Journal de l’Association médicale canadienne).

Cependant, ces facteurs négatifs « peuvent être atténués par des services de soutien à la réinstallation », écrit la Dre Greenaway, médecin spécialiste des maladies infectieuses et chercheuse au Centre d’épidémiologie clinique de l’Institut Lady Davis à l’HGJ.

Elle et ses coauteurs recommandent un partenariat plus étroit entre les décideurs, les administrateurs des soins de santé, les praticiens et les communautés « afin de protéger les réfugiés et les autres migrants, de promouvoir leur autonomie et leur santé et de mettre en place des systèmes de santé réactifs au sein des communautés d’accueil ». 

Les coauteurs disent qu’ils sont conscients que les vagues de réfugiés d’Ukraine et d’Afghanistan, ainsi que de la pandémie de la COVID-19, exercent une forte pression sur le système de santé public.

Par conséquent, ils concluent qu’il y a un grand besoin de « solutions  » fondées sur « un examen des pratiques et des programmes de santé pour les réfugiés ».

L’article note que parmi les réfugiés ukrainiens en particulier :

  • Il y a une forte prévalence de maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires et le diabète.
  • Le tabagisme est courant.
  • Les taux de maladies mentales sont élevés. Même avant le conflit actuel, il était estimé qu’environ 33 pour cent de la population ukrainienne souffrait de maladies mentales.
  • Les risques de maladies évitables par la vaccination, comme la rougeole, la polio et la COVID-19, peuvent être élevés en raison du manque d’accès aux vaccins en Ukraine et de l’hésitation à se faire vacciner.
  • Les taux de tuberculose, d’hépatite virale et de VIH peuvent être élevés, particulièrement parmi certains groupes à risque.

Le gouvernement du Canada a offert un refuge aux Ukrainiens dans le cadre d’un programme de visas temporaires de trois ans, connu sous le nom d’Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine. Plus de 1 12 000 personnes pourraient éventuellement être acceptées.

Contrairement aux programmes de réfugiés traditionnels, celui-ci permet d’accueillir des réfugiés plus rapidement et facilite l’accès rapide de ces nouveaux arrivants à l’emploi et à l’éducation. Cependant, certains migrants ukrainiens pourraient encore être vulnérables en raison de l’insuffisance des services d’intégration et du soutien médical.

Bien que les Ukrainiens qui fuient la guerre soient admissibles à une couverture médicale provinciale pendant la période de trois ans de leur visa, cette couverture varie entre les provinces. Par conséquent, il incombera aux praticiens de déterminer si la gamme complète des services, y compris les médicaments, est couverte.

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