Août 2021Nouvelles

Importants travaux pour installer un nouvel accélérateur linéaire utilisé pour les traitements contre le cancer

Des doses de rayons thérapeutiques seront administrées plus rapidement et plus précisément

Deux étages sous le terrain de stationnement de l’entrée principale de l’HGJ, des travaux de construction importants sont en cours en vue de l’installation cet automne d’un quatrième accélérateur linéaire utilisé pour les traitements contre le cancer au sein de la Division de radio-oncologie.

Les travailleurs préparent un bunker souterrain en vue de l’installation cet automne du nouvel accélérateur linéaire de la Division de radio-oncologie. Une grille composée de tiges d’acier est en cours de construction afin de renforcer les murs épais en béton qui entoureront la nouvelle machine. La ligne rouge horizontale au centre de la photo est un faisceau laser qui sert de guide afin de s’assurer que les tiges, et éventuellement les murs, sont à niveau et correctement alignés.

Les travailleurs préparent un bunker souterrain en vue de l’installation cet automne du nouvel accélérateur linéaire de la Division de radio-oncologie. Une grille composée de tiges d’acier est en cours de construction afin de renforcer les murs épais en béton qui entoureront la nouvelle machine. La ligne rouge horizontale au centre de la photo est un faisceau laser qui sert de guide afin de s’assurer que les tiges, et éventuellement les murs, sont à niveau et correctement alignés.

En ciblant les tumeurs pendant les traitements contre le cancer, ce nouvel appareil administrera des doses de rayons thérapeutiques soigneusement calculées avec beaucoup plus de précision, de rapidité et de facilité. Il sera également disponible pour d’autres procédures hautement spécialisées.

Selon le Dr Khalil Sultanem, chef intérimaire de la Division de radio-oncologie, le nouvel accélérateur jouera un rôle prépondérant comme l’un des trois appareils utilisés activement pendant les traitements contre le cancer.

L’appareil qu’il remplace sera utilisé comme accélérateur d’appoint lorsque l’un des autres sera hors service en raison de maintenance.

« Nous attendions cette installation depuis plusieurs années », explique le Dr Sultanem. « Elle présente tellement de possibilités de traitements, et nous permettra d’accroître notre capacité et de recevoir plus de patients ».

L’accélérateur linéaire, que le Dr Sultanem décrit comme « un outil de radio-oncologie fiable et extrêmement performant », émet une quantité précise de rayons pendant une durée spécifique.

En effet, lorsque le patient est allongé sur une table de traitement, la tête de l’appareil (d’où les rayons sont émis) tourne autour de ce dernier pour cibler la tumeur sous n’importe quel angle.

Une fois installé, ajoute le Dr Sultanem, le nouvel accélérateur linéaire deviendra un élément essentiel de l’arsenal élargi d’armes anticancéreuses de la Division de radio-oncologie.

La Division comprend déjà une suite de curiethérapie (des implants radioactifs sont insérés dans les tissus pour tuer la tumeur), un appareil d’orthovoltage (qui envoie des rayons de faible énergie pour traiter le cancer de la peau) et deux tomodensitomètres (CT scan) (qui produisent des images du patient pour aider à planifier le traitement).

L’installation d’un type de tomodensitomètre plus avancé est également prévue. Ce nouvel appareil fournira des images de qualité considérablement supérieure permettant de repérer les tumeurs et les examiner.

Pour protéger les membres du personnel de la Division de radio-oncologie des rayons, chaque accélérateur est situé dans un bunker en béton soigneusement construit dont les murs et le plafond ont une épaisseur de deux mètres et demi à trois mètres (de huit à dix pieds).

Trois de ces bunkers ont été mis en service à l’HGJ en 2009, pendant la rénovation des installations de la Division de radio-oncologie. Lors de ces travaux, des coques pour la construction de deux autres bunkers ont également été construites en vue d’une expansion future.

L’aménagement de l’une de ces deux coques est en cours, une tâche ardue qui a exigé la fermeture du terrain de stationnement situé près de l’entrée principale sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine.

En perçant la surface du terrain de stationnement, soit le plafond de la zone de construction souterraine, les travailleurs peuvent couler du béton liquide dans le bunker plus facilement et plus rapidement que s’ils devaient le transporter dans des brouettes dans les couloirs de l’Hôpital.

Rénovations financées par la Fondation Leo et Shirley Goldfarb

Le financement des rénovations requises pour l’installation du nouvel accélérateur linéaire a été généreusement fourni par la Fondation Leo et Shirley Goldfarb, en coordination avec la Fondation de l’HGJ.

Selon le Dr Gerald Batist, directeur du Centre du cancer Segal, feu M. Goldfarb (ancien président de l’HGJ) et sa femme, Shirley, s’intéressent de longue date au soutien à la Division de radio-oncologie.

Bien que le gouvernement assume le coût du nouvel accélérateur, une aide financière était nécessaire pour son installation. Le Dr Batist s’est adressé à Madame Goldfarb, qui a accepté de prendre en charge le coût des rénovations.

Le chef du projet Richard Boro est dans le bunker souterrain de la Division de radio-oncologie, où le nouvel accélérateur linéaire sera installé. Derrière lui, nous voyons une grille de tiges d’acier qui renforcera les murs épais en béton qui entoureront le nouvel appareil.

Le chef du projet Richard Boro est dans le bunker souterrain de la Division de radio-oncologie, où le nouvel accélérateur linéaire sera installé. Derrière lui, nous voyons une grille de tiges d’acier qui renforcera les murs épais en béton qui entoureront le nouvel appareil.

La construction, qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin septembre, sera suivie de l’installation de l’accélérateur linéaire, en octobre, et de la réouverture du terrain de stationnement, en décembre.

Au cours des dernières semaines de 2021, les médecins de la Division de radio-oncologie s’assureront que l’accélérateur est correctement calibré et que les membres du personnel sont familiers avec son fonctionnement, dans le but de traiter les premiers patients au début de 2022.

Selon le chef de projet Richard Boro, la clé de la réussite de cette exécution exige un degré de précision beaucoup plus élevé que celui requis pour la plupart des autres projets de rénovations ou de construction effectués à l’Hôpital.

« Quand vous travaillez avec les rayons, vous devez savoir exactement où ils vont aller », dit-il. « C’est la raison pour laquelle à chaque étape des travaux, chaque élément doit être placé précisément à l’endroit voulu. L’appareil sera situé exactement où il doit l’être et tous les calculs relatifs aux rayons atteindront l’endroit ciblé ».

« Il est également essentiel de maintenir cette précision pendant la fabrication du béton, afin d’obtenir la densité et l’épaisseur nécessaire pour protéger tous les membres de notre personnel qui travailleront avec les patients ».

Même le processus de mise au point pendant les dernières étapes du projet doit répondre à des normes élevées, précise M. Boro. « Lors d’un projet ordinaire, une fois les travaux de construction de base terminés, nous devons parfois réparer une porte ou sabler un peu ici et là ou corriger autre chose ».

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« Mais dans ce cas de l’accélérateur, nous devons terminer et créer un bunker absolument propre à cent pour cent, parce que la présence de la moindre poussière serait désastreuse ».

« Nous faisons confiance aux compétences des travailleurs externes qui effectuent ces travaux. Mais plusieurs d’entre eux, par exemple ceux qui couleront le béton, effectuent habituellement des travaux qui exigent une force brute. Pour ce projet, nous leur demandons d’être précis ».

M. Boro dit que mis à part les projets exceptionnels, comme la construction d’un nouveau pavillon (comme le pavillon K), l’installation de l’accélérateur linéaire « est le projet le plus ambitieux que vous verrez dans un hôpital. Cette exécution sans faille constitue un défi minutieux, mais nous sommes récompensés en sachant combien un tel projet changera les choses pour d’innombrables patients ».

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