NouvellesSeptembre 2025

La Division de soins palliatifs emménage dans un local plus lumineux et plus spacieux

Les chambres à un lit spacieuses permettent aux patient(e)s de recevoir leurs proches le jour comme la nuit

Lors d’une cérémonie qui a eu lieu le 29 septembre pour inaugurer la nouvelle Unité de soins palliatifs à l’HGJ, le Dr Jean Zigby (troisième à gauche), chef de la Division de soins palliatifs, l’infirmière-cheffe Kathia Dorcélus-Cétoute (au centre) et le Dr Lawrence Rosenberg (troisième à droite), président-directeur général du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, étaient entouré(e)s de plusieurs dirigeants du CIUSSS et de membres du personnel de la Division.

Lors d’une cérémonie qui a eu lieu le 29 septembre pour inaugurer la nouvelle Unité de soins palliatifs à l’HGJ, le Dr Jean Zigby (troisième à gauche), chef de la Division de soins palliatifs, l’infirmière-cheffe Kathia Dorcélus-Cétoute (au centre) et le Dr Lawrence Rosenberg (troisième à droite), président-directeur général du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, étaient entouré(e)s de plusieurs dirigeants du CIUSSS et de membres du personnel de la Division.

Afin d’offrir plus de luminosité vivifiante, de confort physique et de chaleur émotionnelle, la Division de soins palliatifs a emménagé dans un local entièrement rénové qui permet aux membres du personnel de mieux répondre aux besoins des patient(e)s et de leurs familles.  

En effet, le 29 septembre, 13 patients ont quitté les locaux que la Division occupait depuis environ 25 ans. La Division est encore située au quatrième étage du pavillon B, mais dans un nouvel emplacement.

Chaque personne a été relogée dans une chambre spacieuse et lumineuse, où elle sera la seule patiente, pour recevoir des soins qui comprennent la gestion de symptômes et de besoins médicaux complexes ainsi qu’un soutien en fin de vie.

Ces rénovations considérables ont été financées par plusieurs généreux donateurs, y compris le bienfaiteur principal, la Fondation Lise et Giuseppe Racanelli.

La nouvelle Unité est l’élément le plus récemment achevé dans le cadre de ce qui est connu sous le nom de la phase 4, un projet de 300 millions de dollars qui vise à rénover différentes zones des pavillons « historiques » (les pavillons plus anciens de l’HGJ), d’ici 2030.

La phase 4 vise à rénover complètement et à réaffecter plusieurs espaces qui ont été libérés dans les pavillons historiques lorsque les Unités de soins intensifs ont déménagé dans le pavillon K, nouvellement ouvert, en 2014 et en 2016.

D’une importance clé : l’espace, la luminosité et l’intimité

Les caractéristiques principales de ces rénovations — une chambre à un lit, beaucoup plus spacieuse, pour chaque patient(e) et une abondance de lumière naturelle — seraient bénéfiques dans n’importe quelle unité, mais elles sont d’une importance particulière pour les soins palliatifs.

Puisque les conversations entre les patient(e)s, les membres des familles, les amis et l’Équipe soignante sont souvent très confidentielles en fin de vie, l’intimité d’une chambre à un lit est particulièrement importante, explique le Dr Jean Zigby, chef de la Division.

« Dès le début, l’un de nos principaux objectifs était d’avoir des chambres à un lit, avec une salle de bain », dit-il. « D’un point de vue pratique, les chambres à un lit offrent également une bien meilleure protection contre la propagation des infections parmi les patient(e)s qui sont extrêmement vulnérables. »

« Les chambres à un lit offrent une bien meilleure protection contre la propagation des infections parmi les patient(e)s qui sont extrêmement vulnérables. »

Puisque les nouvelles chambres sont considérablement plus grandes que celles de l’ancienne Division, plusieurs visiteurs à la fois peuvent rendre visite confortablement au(à la) patient(e), ajoute l’infirmière-cheffe Kathia Dorcélus-Cétoute.

En fait, jusqu’à trois personnes peuvent même passer la nuit dans la chambre du(de la) patient(e) allongées sur une banquette matelassée fabriquée sur mesure ou dans un fauteuil capitonné inclinable. Et, d’autres visiteurs peuvent être accueillis dans un salon réservé aux familles.

Selon Madame Dorcélus-Cétoute, certain(e)s patient(e)s sont placé(e)s dans un lit bariatrique extensible, ce qui permet aux membres de la famille se s’asseoir plus près de(de la) patient(e), un aspect important des soins palliatifs.

De plus, les lits sont munis de capteurs numériques qui fournissent une foule de renseignements au sujet de l’état et des mouvements du(de la) patient(e).

Par exemple, les capteurs peuvent alerter le personnel lorsqu’un(e) patient(e), qui risque de faire une chute, tente de sortir de son lit. Pour les personnes qui sont en mesure de marcher de manière autonome, cette technologie permet de suivre la fréquence à laquelle elles quittent leur lit et le temps passé hors de celui-ci.

Imiter les effets apaisants de la nature

La présence de beaucoup de lumière naturelle est « très importante pour aider les personnes à se sentir éveillées et en vie », souligne le Dr Zigby. « La lumière stimule le système nerveux central et joue un rôle fondamental pour aider à réduire le délirium et à maintenir le rythme circadien (cycles jour/nuit) du(de la) patient(e) de la manière la plus naturelle possible. »

« À l’approche de la fin de leur vie, les patient(e)s peuvent présenter différents degrés de confusion, et la lumière les aide à rester aussi lucides que possible, pendant le plus longtemps possible. »

« Plusieurs abordent les soins palliatifs avec appréhension, en les associant souvent à l’obscurité, au désespoir ou à la notion d’abandon des traitements en fin de vie », note Madame Dorcélus-Cétoute.

« Ce n’est certainement pas le cas. Notre Unité de soins aigus prodigue des soins spécialisés et gère des symptômes complexes, tout en maintenant la qualité de vie. Nous offrons un soutien compatissant et holistique aux patient(e)s et à leurs familles à toutes les étapes d’une maladie grave. »

« Les membres de notre équipe de soins infirmiers sont au cœur de ces soins. Ces personnes agissent non seulement à titre de soignant(e)s, mais également comme défenseurs et coordinateur(trice)s, qui assurent une prise en charge experte des symptômes et des soins de fin de la vie. »

« Les membres de l’Équipe interdisciplinaire sont tout aussi importants. Leur expertise permet de répondre aux besoins exhaustifs des patients et de leurs familles. »

Votre générosité est essentielle à l’amélioration des soins prodigués à l’HGJ

Votre don à la Fondation de l’HGJ est crucial pour aider à améliorer la qualité des soins à l’échelle de l’HGJ, y compris dans des domaines comme les soins palliatifs.

Pour faire un don, rendez-vous en ligne ou composez le 514-340-8251.

La luminosité n’est pas le seul élément naturel de la Division. La nature est également évidente dans les matériaux de construction (bois blond), les murales (évoquant le bord de la mer) et la forme des luminaires et de nombreux murs (courbés autant que possible).

« Puisque dans la nature, les lignes droites sont rares, nous avons tenté de minimiser leur utilisation », explique le Dr Zigby. « Les lignes droites sont énergisantes et stressantes, tandis que les courbes sont relaxantes. Si vous voulez aller vite, vous vous déplacez en ligne droite; si vous voulez vous détendre, vous vous promenez. »

La musicothérapeute Samantha Borgal, qui a joué un rôle important dans la planification de l’aspect esthétique et du déménagement, révèle que beaucoup de soin a été accordé à la conception de l’espace afin de faire appel à tous les sens, notamment la vue, le toucher et l’ouïe.

C’est la raison pour laquelle un nouveau bain à remous a été installé pour offrir aux patient(e)s le plaisir d’être complètement apaisé(e)s par les remous de l’eau. Les personnes incapables de marcher peuvent être conduites dans la salle de bain et placées sur une plateforme mobile qui descend dans l’eau.  

« Les personnes dont l’état de santé empire avec l’âge sont souvent privées de contacts physiques », dit le Dr Zigby. « C’est la raison pour laquelle nous avons multiplié les occasions de contact physique avec leurs proches et avec plusieurs aspects de leur environnement. »

Un aménagement audiovisuel sophistiqué

Madame Borgal note la présence d’un haut-parleur de grande qualité dans les chambres. L’aménagement électronique de chaque chambre comprend un écran mural de 65 pouces qui permet aux patient(e)s de choisir leur programme vidéo préféré.

« Notre objectif est d’augmenter le niveau de confort et, dans la mesure du possible, de normaliser l’environnement dans les chambres des patient(e)s », dit-elle.

Madame Borgal mentionne fièrement que, grâce au soutien des donateurs, la Division de soins palliatifs de l’HGJ est l’un des rares départements ou services d’un hôpital canadien à disposer à la fois d’un(e) musicothérapeute à temps plein et d’un(e) art-thérapeute à temps partiel, puisque dans la plupart des autres sites un(e) seul(e) de ces professionnel(le)s est présent(e).

« Notre objectif est, dans la mesure du possible, de normaliser l’environnement dans les chambres des patient(e)s. »

L’apport des membres du personnel a été un élément important du processus de planification et de développement, ajoute Madame Dorcélus-Cétoute. Aujourd’hui, le personnel dispose des mêmes avantages que les patient(e)s : plus d’espace pour prodiguer les soins ainsi qu’un environnement plus lumineux et plus agréable pour répondre aux besoins des patient(e)s et de leurs familles.

De plus, les membres du personnel ont désormais plus d’espace pour effectuer les tâches administratives, des aires de rangement supplémentaire pour l’équipement médical, une nouvelle salle de réunion et un salon plus grand et plus confortable muni de technologies et d’équipements de pointe.

Madame Dorcélus-Cétoute révèle que plusieurs des progrès actuels ont été possibles grâce à l’apport inestimable de deux personnes clés : le Dr Bernard J. Lapointe, O.C., chef fondateur de la Division, décédé plus tôt cette année, et l’ancienne infirmière-cheffe, Betsy Bitzas.

« Plusieurs patient(e)s souhaitent mourir à leur domicile, mais pour différentes raisons ce n’est tout simplement pas pratique ou possible », souligne le Dr Zigby. « Nous nous efforçons, et sommes maintenant en mesure de le faire plus efficacement que jamais, de créer un environnement qui ressemble le plus possible à leur propre domicile, où ces personnes peuvent profiter de la vie et être entourées de ceux et de celles qui comptent le plus pour elles. »

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