Automne 2014L’espoir, c’est la vie

Le gymnase s’agrandit alors que davantage de patients cancéreux optent pour de l’exercice

Le Centre de bien-être de L’espoir, c’est la vie de l’HGJ a été élargi afin d’accommoder le nombre croissant d’individus cherchant les bénéfices d’un programme d’exercice personnalisé durant ou peu après leur traitement pour le cancer.

L’espace dans le sous-sol de l’établissement (connu également sous le nom de Chez Lou) situé sur Côte-Sainte-Catherine a crû par environ 20 pourcent pour laisser plus d’espace aux nouveaux usagers et à de l’équipement additionnel. Deux nouveaux miroirs muraux du plancher au plafond (faisant désormais cinq) fournissent également aux usagers plusieurs angles pour surveiller leurs techniques d’exercice tout en suivant les instructions du personnel.

Selon Hena Kon, porte-parole de L’espoir, c’est la vie, les rénovations – à un coût d’un peu moins de 10 000 $ – ont été financées par le produit du marchethon annuel organisé par Pièces D’Auto Dorval, Sources et St-Henri. L’édition 2013 a amassé 69 000 $ pour le programme d’activités physiques de L’espoir, c’est la vie, alors que l’événement de cette année est prévu pour le mois de septembre.

Le gymnase ainsi que d’autre programmes au Centre de bien-être sont disponibles à tous les individus atteints de cancer ou se remettant de la maladie, peu importe l’hôpital où ils reçoivent leur traitement.

Lisa Mastroianni, physiologiste de l’exercice, dit que l’agrandissement du gymnase reflète le dévouement de L’espoir, c’est la vie envers l’exercice pour les patients atteints de cancer, un concept qui grandit à l’échelle nationale et internationale. Elle explique que même si les individus atteints de cancer étaient auparavant vus comme fragile, ils peuvent maintenant suivre un plan d’exercice personnalisé et supervisé. Ainsi, il a été noté qu’ils s’en sortent considérablement mieux, avec de moins nombreux effets secondaires liés au traitement, une récupération plus aisée, une meilleure endurance et moins de fatigue.

Suzanne O’Brien, directrice générale de L’espoir, c’est la vie, ajoute que certains patients se remettant d’un cancer planifient participer à une marche de sept kilomètres. « La clé, dit-elle, est de fournir un appui professionnel approprié qui prend en compte le traitement reçu par la personne, l’étendue de la cicatrisation et l’amplitude de mouvement dont la personne est capable. » Mme O’Brien ajoute que l’objectif global du Centre de bien-être est d’aider les individus lors des premières étapes de leur exercice, afin qu’ils puissent éventuellement continuer eux-mêmes à leur gymnase local

La Dre Carmen G. Loiselle, directrice scientifique de L’espoir, c’est la vie, et codirectrice du Centre du cancer Segal à l’HGJ, dit que la santé des os est d’une importance particulière chez les femmes atteintes de cancer parce qu’elles sont plus à risque pour la fragilité osseuse et les fractures. « Voilà où L’espoir, c’est la vie peut jouer un rôle essentiel dans la prévention, dit-elle. Si vous avez un diagnostic de cancer et que vous avez également une faible densité osseuse, un programme d’exercice doit être personnalisé pour vous. »

Porter attention à sa santé physique globale est également à l’origine d’une subvention de 60 000 $ reçue par L’espoir, c’est la vie de la part de la Fondation du cancer du sein du Québec afin de faire un projet multidisciplinaire de trois ans à base communautaire au sujet de la fragilité osseuse chez les femmes atteintes du cancer du sein.

« Quand il s’agit du traitement pour le cancer et du suivi, la personnalisation est la clé, dit la Dre Loiselle. L’espoir, c’est la vie croit qu’il devrait être de même pour tous les aspects des soins du cancer axés sur un individu, qu’ils soient liés à l’exercice ou à tout autre aspect de la santé physique et émotionnelle. »

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