La recherche à l'Institut Lady DavisNovembre 2021

Le nouveau directeur de l’Institut Lady Davis entend accroître la notoriété et l’impact de l’ILD à l’échelle mondiale

Selon le Dr Stephen Robbins, l’ILD peut donner une nouvelle orientation à la médecine personnalisée

Le Dr Stephen Robbins, le nouveau directeur de la Recherche à l’Institut Lady Davis (l’ILD) à l’HGJ, envisage avec plaisir d’aider l’ILD « à s’imposer encore davantage au sein du milieu de la recherche en santé, non seulement au Canada, mais à l’échelle internationale. »

Le Dr Robbins, qui a remplacé le Roderick McInnes en mars, s’empresse toutefois de souligner que l’ILD jouit déjà d’une notoriété considérable à l’échelle internationale, principalement grâce à l’appui exceptionnel que l’Institut reçoit de la Fondation de l’HGJ et de ses donateurs.

En outre, l’ILD reçoit des conseils et des directives d’un Comité scientifique consultatif international, dont les membres sont parmi les chercheurs chefs de file à l’échelle mondiale.

Cependant, dit-il, « je ne suis pas certain que les étudiants diplômés et les boursiers postdoctorat qui envisage de poursuivre une carrière de chercheur, mettraient l’ILD en tête de leur liste. Il est possible que nous ne soyons pas aussi renommés que d’autres instituts de recherche au Canada. »

L’enjeu n’est pas une question d’orgueil ou d’amour-propre pour l’ILD, explique le Dr Robbins, mais plutôt de désir que cet institut de recherche obtienne la reconnaissance qu’il mérite.

« Aussi important qu’il soit d’élargir notre compréhension de la science simplement pour elle-même, nous tenons absolument à ce que notre travail ait une valeur pratique pour que la vie des usagers soit plus saine et plus heureuse. »

En définitive, dit-il, une plus grande notoriété entraînera une collaboration internationale accrue et une pollinisation croisée plus vaste des idées et des connaissances qui contribuent à des percées scientifiques considérables.

Avant de se joindre à l’ILD, le Dr Robbins a occupé pendant plus de huit ans le poste de directeur scientifique à l’Institut de recherche sur le cancer des Instituts de recherche en santé du Canada.

À l’Université de Calgary, où il a commencé à travailler en 1996, il était professeur au Département d’oncologie et au Département de biochimie et de biologie moléculaire.

Auparavant, il avait occupé les postes de directeur (2009-2013) et de vice-directeur (2007-2008) du Southern Alberta Cancer Research Institute, et de directeur adjoint de la recherche au sein des Alberta Health Services – Cancer Care (2010-2013).  

À Montréal, le Dr Robbins est entré au service de l’université McGill à titre de professeur au Département d’oncologie Gerald Bronfman et de membre associé du Département de médecin à l’université McGill. Il est également titulaire de la chaire de pharmacologie Glaxo Smith Kline, à l’université McGill.

De surcroît, il dirige actuellement un programme de recherche axé sur les tests précliniques pour les tumeurs cérébrales, l’inflammation et les métastases.

Bien que la COVID-19 reste menaçante, le Dr Robbins dit qu’il espère moderniser certaines installations de l’ILD pour effectuer d’autres recherches sur le virus afin d’être prêt pour la prochaine pandémie. Il souligne cependant que les chercheurs de l’ILD se sont déjà distingués dans ce domaine.

Page d’accueil du site Web de la Biobanque du Québec pour la COVID 19.Notamment, le Dr Brent Richards, un épidémiologiste génétique et endocrinologue, qui travaille en collaboration avec la Biobanque du Québec pour la COVID-19, qui recueille, analyse, conserve et partage avec d’autres chercheurs des échantillons biologiques et des données provenant de patients infectés par le virus.

Également, le Dr Zeev Rosberger, un psychologue, qui cherche actuellement à cerner les raisons sous-jacentes qui expliqueraient les réticences de certaines personnes à se faire vacciner contre la COVID-19.

Selon le Dr Robbins, maintenant que la pandémie a accéléré l’acceptation de la télésanté (une plateforme visuelle utilisée pour certains types de soins et de soutien à distance), cet outil numérique devrait être examiné de plus près, pour que les prestataires de soins de santé et de services sociaux puissent apprendre comment en tirer le meilleur parti.

En pensant à l’avenir, le Dr Robbins pense que les « sciences de la mise en œuvre » présentent un potentiel de recherche considérable. Il s’agit d’un domaine dans le cadre duquel un effort accru est déployé pour mettre en œuvre à plus grande échelle les résultats de la recherche en laboratoire et des études cliniques.

Il est également vivement intéressé par la possibilité de faire de nouvelles avancées dans le domaine de la médecine personnalisée (aussi connue sous le nom de médecine de précision), qui vise à personnaliser le traitement aux besoins spécifiques de chaque patient.

Bien que cette technique est utilisée plus communément pour le traitement du cancer, le Dr Robbins pense qu’il « existe des possibilités de faire des progrès semblables dans l’ensemble des domaines de la santé, en médecine cardiovasculaire, en santé mentale et dans d’autres domaines. Une démarche plus personnalisée et fondée sur la précision serait bénéfique pour tous ces domaines. »

« En définitive, c’est la raison pour laquelle nous nous engageons dans la recherche. Aussi important qu’il soit d’élargir notre compréhension de la science simplement pour elle-même, nous tenons absolument à ce que notre travail ait une valeur pratique pour que la vie des usagers soit plus saine et plus heureuse. »

« Je suis certain qu’avec l’appui soutenu de notre communauté, nous avancerons dans tous ces domaines, ce qui serait bénéfique pour tous les patients et leurs proches. »

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