Le Service de dentisterie utilise une imprimante 3D pour créer des empreintes en plastiques de la bouche des patient(e)s
La technologie numérique fait partie du nouveau laboratoire dentaire 3D à l’HGJ
Dorénavant, le processus de création d’un modèle de la bouche d’un(e) patient(e) utilisé pour fabriquer des prothèses dentaires, des couronnes, des implants dentaires, etc., est plus rapide et plus efficace depuis que le Service de dentisterie à l’HGJ a fait l’acquisition d’une imprimante 3D.
En inaugurant un laboratoire dentaire 3D, le 16 décembre, le Service de dentisterie a rejoint le nombre croissant d’installations qui utilisent la technologie numérique à des fins dentaires.

Rena Gornitsky (à gauche) coupe le ruban rouge lors de l’ouverture officielle du laboratoire dentaire 3D, qu’elle a financé en son nom et au nom de son défunt mari, le Dr Mervyn Gornitsky. Elle est accompagnée du Dr Mel Schwartz, chef du Service de dentisterie et de la Dre Melanie Menassa, directrice de la Prosthodontie.
Cependant, le Dr Mel Schwartz, chef du Service de dentisterie, note qu’il est rare qu’il y ait un Service de dentisterie dans un hôpital canadien. L’HGJ est l’une des rares installations où une imprimante 3D est utilisée dans un environnement hospitalier.
Le nouveau laboratoire a été établi grâce au financement de Rena Gornitsky, en son nom et en celui de son défunt mari, le Dr Mervyn Gornitsky, qui a été chef du Service de dentisterie de 1971 à 1998. Après avoir quitté ce poste, le Dr Gornitsky a continue d’exercer et, plus tard, à enseigner à l’HGJ, jusqu’à sa mort, en 2022. Le laboratoire a également reçu un soutien des Auxiliaires de l’HGJ.
Traditionnellement, pour créer une empreinte dentaire il faut d’abord recouvrir les dents supérieures ou inférieures d’un mastic qui durcit pour former une masse solide, mais caoutchouteuse. Cette matière souple est ensuite retirée de la bouche en une seule pièce et envoyée à un laboratoire externe aux fins de traitement.
Au laboratoire, un type de plâtre très durable, appelé pierre, est coulé dans l’empreinte caoutchouteuse. Ensuite, lorsque l’empreinte est retirée, le modèle en pierre est une réplique de la bouche.
Cependant, grâce à la nouvelle technologie, un scanneur intraoral portatif sans fil, qui ressemble à une petite baguette courte et épaisse, capture une image de la bouche du(de la) patient(e) et transmet ces données à un ordinateur, où l’image est affichée à l’écran.

La Dre Melanie Menassa montre comment utiliser le scanneur intraoral sans fil, qui permet de capturer une image numérique de la bouche du(de la) patient(e). Les données du scanneur sont transmises à une imprimante 3D qui produit un modèle en plastique des dents des patient(e)s.
Si l’image est utilisable, les données sont transmises à une imprimante 3D, où de la résine liquide est façonnée et durcie pour reproduire en plastique l’image numérique.
Le modèle peut non seulement être créé plus rapidement et plus facilement grâce aux outils numériques, mais cette technologie évite aussi aux patient(e)s l’inconfort d’avoir la bouche remplie de la matière à partir de laquelle l’empreinte était formée auparavant, explique le Dr Schwartz.
Contrairement au modèle en pierre, la version imprimée est creuse et, par conséquent, plus économique à produire et beaucoup plus facile à entreposer sous forme réelle ou comme fichier numérique, ajoute la Dre Melanie Menassa, directrice de la Prosthodontie et directrice adjointe du Service de dentisterie.
Elle ajoute que jusqu’à dernièrement, la bouche des patient(e)s était parfois scannée à JGH, mais l’image numérique devait être envoyée à un laboratoire externe pour être traitée. Avec l’ouverture du laboratoire dentaire 3D, tout peut finalement être effectué à l’interne.
La Dre Menassa souligne que travailler avec des fichiers numériques permet d’obtenir une image d’une très grande qualité, puisque l’ordinateur avise le professionnel dentaire si une partie de la bouche a été mal scannée ou omise.
Elle ajoute que depuis que le Service de dentisterie dispose de l’équipement qui permet de produire des images de radiographie 3D, celles-ci peuvent être appariées aux images de l’imprimante 3D afin de créer des guides très détaillés utilisés pour la chirurgie dentaire.
Puisque le nouveau laboratoire servira aux fins de formation, le Dr Schwartz le considère comme un hommage au Dr Gornitsky, qui était profondément engagé envers la formation de la nouvelle génération de dentistes.
« Prodiguer aux patient(e)s des soins et des services de qualité supérieure va de pair avec l’utilisation d’une technologie de pointe pour la formation et l’éducation », déclare le Dr Schwartz. « C’est l’héritage du Dr Gornitsky qui se perpétue au sein de notre Service, et les personnes que nous traitons en bénéficieront pendant plusieurs années. »



