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L’échographie obstétricale contribue à accueillir les nouvelles générations depuis 30 ans

Pour comprendre à quel point l’échographie obstétricale a évolué à l’HGJ, soulignons que ce n’est que récemment, soit dans les années 1980, que cette fonction alors affiliée au Service de radiologie est devenue un service autonome, de surcroît responsable de former les résidents en radiologie à réaliser ces examens. 

Aujourd’hui, 30 ans après sa création, le Service d’échographie obstétricale effectue environ 13 000 examens par année sur au moins 3 900 femmes pour diverses raisons, incluant pour déterminer la viabilité de la grossesse et la présence d’anomalies dans le fœtus.

« Nous sommes réputés pour notre expertise et pour avoir les meilleurs techniciens en ville, et je ne suis pas la seule à le dire », déclare la Dre Louise Miner, directrice des Services professionnels du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, qui travaille toujours comme obstétricienne-gynécologue en échographie obstétricale.

« Il s’agit d’un moment unique et heureux dans la vie des patientes », souligne Demi Papapanagioutou, chef du Service d’échographie obstétricale et également responsable de superviser les anesthésies, les échographies générales et les services de mammographie à l’HGJ.

« Les échographies obstétricales jouent désormais un rôle important en obstétrique, explique Mme Papapanagioutou. Au fil des ans, les percées dans les techniques à ultrasons ont permis d’améliorer l’issue des grossesses. Notre équipe forte de près de 75 ans d’expérience combinée possède des compétences exceptionnelles. »

Jusqu’au début des années 1970, les patients de l’HGJ qui avaient besoin d’une échographie, particulièrement les femmes enceintes, étaient dirigés vers d’autres hôpitaux. Ce n’est qu’en 1974 que des appareils échographiques furent acquis, et ils servirent dans plus de 1 000 cas dès les premiers mois.

« Le domaine est devenu plus complexe au fil des ans. L’équipement est bien plus sophistiqué et les exigences sur le plan de l’imagerie essentielle sont plus nombreuses, même pour les examens de routine ».

La Dre Miner explique que jusqu’en 1989, les échographies obstétricales à l’HGJ étaient réalisées par deux radiologues. Deux obstétriciens, chargés également d’autres procédures comme les amniocentèses, effectuaient ces examens à base d’ultrasons sur les patientes dont l’état de santé présentait possiblement des anomalies. Toutefois, la fin des années 1980 marqua un intérêt croissant — surtout à l’Université McGill — de confier ces examens à des obstétriciens.

Ainsi, à la fin de sa résidence en obstétrique, la Dre Miner suivit une formation spécialisée en examens à ultrasons d’une durée de six mois dans le but de contribuer à établir à l’HGJ un Service d’échographie obstétricale distinct de la Radiologie.

Appuyée par Linda Larin et Francene Bouvier, technologues en radiologie spécialisées en échographies, et Randy Kauffman, chargé du soutien administratif, la Dre Miner a joué un rôle essentiel dans la création du Service d’échographie obstétricale à l’Hôpital, dirigé à l’origine par la Dre Emily Hamilton.

Le Service fonctionna pendant ses 20 premières années dans le sous-sol du pavillon B dans des conditions loin d’être idéales : l’intimité des patientes était presque inexistante et celles-ci devaient supporter les fortes odeurs provenant des secteurs environnants qui n’étaient pas réservés aux soins des patients.

Depuis 2009, le Service d’échographie obstétricale, désormais installé au Service d’obstétrique et gynécologie au troisième étage du pavillon H, évolue dans un environnement bien plus agréable.

Selon la Dre Miner, les radiologues pourraient s’occuper des cas plus simples. « Or, le fait de voir toutes les échographies dont les résultats sont normaux nous donne non seulement une plus vaste perspective, mais nous permet aussi de mieux comprendre celles dont les résultats pointent des anomalies ».

« Le domaine est devenu plus complexe au fil des ans. L’équipement est bien plus sophistiqué et les exigences sur le plan de l’imagerie essentielle sont plus nombreuses, même pour les examens de routine ».

Le transfert des échographies obstétricales de la Radiologie à l’Obstétrique est une pratique de plus en plus courante dans le monde entier, souligne la Dre Miner. C’est le cas ici, au Centre hospitalier de St. Mary et à l’Hôpital Royal Victoria; toutefois, dans le reste du Québec, ce sont les radiologues qui continuent à réaliser ces examens.

« Peu importe l’activité, que ce soit notre travail au quotidien, la formation des résidents, le perfectionnement de notre personnel ou le fait d’assister à une conférence, nous tirons une grande satisfaction de notre travail, dit-elle. Tout ce que nous faisons nous remplit de fierté. »

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