Janvier 2024Nouvelles

L’HGJ est le premier hôpital au Québec à utiliser l’imagerie ultrasonore lors d’une intervention chirurgicale vasculaire

La technologie d’échographie intravasculaire accroît la sécurité et la précision des interventions chirurgicales

Pour la première fois au Québec, les chirurgiens vasculaires à l’HGJ utilisent un type d’imagerie ultrasonique qui permet de voir plus clairement l’intérieur des vaisseaux sanguins, ce qui permet d’améliorer la précision des interventions chirurgicales.

En effet, jusqu’à maintenant la méthode conventionnelle d’examen du système vasculaire d’un patient était d’injecter dans les vaisseaux un colorant de contraste particulier dont la couleur foncée rehaussait leur visibilité sur une angiographie (une sorte de radiographie).

Un écran à haute résolution (également illustré sur la photo dans le haut de cette page) permet d’afficher des images et d’autres données au sujet de l’un des vaisseaux sanguins du patient. En haut à droite, l’image de l’échographie intravasculaire de l’intérieur d’une artère comporte des nuances rougeâtres et orangées qui illustrent le flux sanguin. À gauche, l’angiographie (une sorte de radiographie) de cette même artère.

Un écran à haute résolution (également illustré sur la photo dans le haut de cette page) permet d’afficher des images et d’autres données au sujet de l’un des vaisseaux sanguins du patient. En haut à droite, l’image de l’échographie intravasculaire de l’intérieur d’une artère comporte des nuances rougeâtres et orangées qui illustrent le flux sanguin. À gauche, l’angiographie (une sorte de radiographie) de cette même artère.

La nouvelle technologie, connue sous le nom d’échographie intravasculaire, consiste à utiliser un cathéter long et fin dont l’extrémité est munie d’une sonde échographique. Le cathéter est inséré dans une artère du système circulatoire du patient et guidé jusqu’au lieu approprié dans le corps.

L’autre extrémité du cathéter est reliée à l’équipement d’échographie informatisé et à un grand écran à haute résolution qui permet d’afficher les images de l’échographie intravasculaire, de l’angiographie ainsi que d’autres données médicales.

Lorsque l’échographie intravasculaire a fourni aux chirurgiens l’information dont ils ont besoin, la sonde est retirée. Les instruments médicaux sont ensuite guidés par le cathéter jusqu’à l’endroit du système où le traitement doit être effectué.

Cette nouvelle technologie, connue sous le nom d’échographie intravasculaire, a été mise en œuvre à l’HGJ à la fin de 2023, avec l’appui considérable du Dr Daniel Obrand, chef de la Division de chirurgie vasculaire à l’HGJ. Le soutien d’un donateur privé, par le biais de la Fondation de l’HGJ, a été d’un apport important pour l’acquisition de la technologie.

« Lorsque le dispositif d’échographie intravasculaire utilisé, l’échographie nous donne quelque chose que nous n’avons pas vraiment eu auparavant : une vue fantastique de l’intérieur des vaisseaux sanguins », explique le Dr Elie Girsowicz.

« Lorsque le dispositif d’échographie intravasculaire utilisé, l’échographie nous donne une vue fantastique de l’intérieur des vaisseaux sanguins »

À titre de chirurgien vasculaire à l’HGJ, le Dr Girowicz répare des artères et utilise des techniques chirurgicales à effraction minimales pour déployer des endoprothèses et des ballons afin d’élargir les artères ou les veines qui se sont rétrécies ou obstruées.

Le Dr Girsowicz, qui est le directeur du programme de résidence en chirurgie vasculaire à l’HGJ, et professeur adjoint à l’université McGill, explique que l’échographie intravasculaire est utilisée depuis un certain temps par les chirurgiens cardiaques et les cardiologues qui traitent les patient(e)s ayant subi une crise cardiaque. Toutefois, cette technologie a seulement été adaptée relativement récemment aux procédures concernant les vaisseaux sanguins.

La possibilité de voir l’intérieur d’un vaisseau en particulier permet aux chirurgiens de comprendre clairement la nature du problème et de mieux évaluer l’état de ce vaisseau avant l’intervention chirurgicale, dit le Dr Girsowicz.

Il ajoute que parfois les chirurgiens utilisent également l’échographie intravasculaire à la fin de l’intervention chirurgicale afin de s’assurer, par exemple, que l’endoprothèse nouvellement implantée est bien ouverte et n’a pas été pliée ou déformée, et qu’il n’y a pas de complication.

De plus, le Dr Girsowicz cite une étude selon laquelle l’échographie intravasculaire rehausserait la capacité des chirurgiens d’utiliser les outils les plus pertinents, puisque cette technologie fournit des données plus précises comparativement à celles obtenues par le biais de radiographies et de colorant de contraste.  

Par exemple, une évaluation conventionnelle pourrait porter les chirurgiens à conclure qu’un vaisseau sanguin a un diamètre de cinq millimètres, mais une échographie intravasculaire pourrait révéler que le diamètre réel de ce vaisseau est de six millimètres.   

La Fondation de l’HGJ a apporté un soutien crucial à la technologie d’échographie intravasculaire

L’utilisation d’échographie intravasculaire lors des interventions chirurgicales n’aurait pas été possible à l’HGJ sans le soutien financier essentiel de la Fondation de l’HGJ.

Les dons peuvent être effectués en ligne à l’appui des programmes et des services à l’HGJ.

« Si nous décidons d’utiliser un ballon, il doit être de la bonne taille pour le vaisseau sanguin en question », poursuit-il. « Si tout ce que nous avons est une image en 2D qui évalue incorrectement le diamètre comme étant de cinq millimètres plutôt que de six, nous utiliserons un ballon qui est trop petit pour ce vaisseau. »

Le Dr Girsowicz note que l’échographie intravasculaire offre aussi l’avantage de pouvoir être utilisée pour soigner les maladies et les pathologies de l’aorte, l’artère principale qui alimente le système circulatoire en oxygène.

Lorsque les chirurgiens doivent réparer une aorte qui fuit, la source exacte de la fuite peut parfois être difficile à cerner, une tâche qui est accomplie plus rapidement et efficacement l’aide d’une échographie intravasculaire.

« Notre objectif permanent est de trouver de meilleures manières d’assurer la sécurité des patients en nous fondant sur de l’information plus précise », dit le Dr Girsowicz. « La technique d’échographie intravasculaire a indiqué clairement qu’elle pouvait nous aider à réaliser cet objectif. »

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