La recherche à l'Institut Lady DavisMai 2017

L’homme a encore beaucoup à apprendre à propos de sa fertilité

Selon la toute première étude d’envergure du genre, l’homme canadien, peu importe son âge, son niveau d’instruction ou de revenus, ne connaîtrait pas très bien les principaux facteurs de risque reliés à l’infertilité masculine. Ces résultats sont considérés comme importants puisque la société a tendance à faire peser exagérément sur la femme le fardeau de l’infertilité.

La recherche menée par la Dre Phyllis Zelkowitz, directrice de la recherche au Service de psychiatrie de l’HGJ, a révélé que les hommes en général ne pouvaient identifier qu’environ la moitié des risques potentiels et des problèmes de santé qui nuiraient à la numération des spermatozoïdes et, par conséquent, à leurs perspectives de paternité.

Chez les hommes interrogés, les facteurs de risque comme le cancer, le tabagisme et la prise de stéroïdes étaient bien connus.  Ils ignoraient par contre que certains risques sont influencés par des changements de comportement comme entre autres l’obésité, le cyclisme intensif et l’utilisation courante d’un ordinateur portable sur les genoux.

« Les hommes ne sont pas aussi à l’aise que les femmes à poser des questions sur leur santé en général, il va donc de soi qu’ils sont moins bien informés sur leur fertilité, » explique la Dre Zelkowitz, directrice de la recherche sur la dimension psychologique de la maladie à l’Institut Lady Davis. Cela dit, le tiers des hommes interrogés ont exprimé des inquiétudes à propos de leur fertilité, et près de 60 pour cent souhaitent être mieux informés sur le sujet.

Puisque la plupart des hommes envisagent la paternité à un moment de leur vie, « un diagnostic d’infertilité peut être catastrophique pour certains, » indique la Dre Zelkowitz. « Lorsqu’un homme ne peut avoir d’enfants ou s’il doit entreprendre une thérapie très coûteuse, cela peut avoir de graves répercussions psychologiques pouvant parfois mener à la dépression et mettre à l’épreuve les relations avec son entourage. »

Les taux d’infertilité ont augmenté au cours des 20 dernières années. Une meilleure connaissance des facteurs de risque et des problèmes de santé associés à l’infertilité peut mener à l’obtention de soins préventifs qui permettraient aux hommes de combler leurs espoirs de paternité.

En informant davantage sur la nature de ce problème, la Dre Zelkowitz et ses collaborateurs espèrent favoriser le dialogue sur la fertilité masculine et inspirer les éducateurs en santé et les professionnels de la santé à offrir une éducation publique universelle visant à promouvoir la santé reproductive chez les hommes, dès le jeune âge, pour qu’ils prennent les mesures appropriées pour protéger leur santé reproductive.

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