Juin 2021Nouvelles

Nouvelle technologie de laboratoire automatisée permet d’obtenir plus rapidement les résultats des tests de dépistage de la COVID-19

Dernièrement, le rythme des tests moléculaires visant à déceler la présence du virus de la COVID-19 s’est grandement accéléré au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, à la suite de l’installation d’un instrument qui automatise considérablement le processus.

Selon le Dr Jerry Zaharatos, chef de Service de microbiologie médicale à l’HGJ, dans la plupart des cas, les patients hospitalisés peuvent maintenant obtenir leur résultat en six à huit heures, tandis que les patients ambulatoires et les membres du public doivent seulement attendre de 12 à 24 heures.

Dipika Patel, technologue médicale à l’HGJ, prépare les écouvillons pour l’analyse automatisée de l’instrument cobas 8800, qui permet de déceler la présence du virus de la COVID-19.

Dipika Patel, technologue médicale à l’HGJ, prépare les écouvillons pour l’analyse automatisée de l’instrument cobas 8800, qui permet de déceler la présence du virus de la COVID-19.

« Auparavant, il n’était pas rare que les personnes à l’extérieur de l’Hôpital attendent de 24 à 48 heures », dit le Dr Zaharatos, qui occupe un poste clé au sein d’Optilab, un regroupement régional de laboratoires dont l’HGJ fait partie. « Je ne pense pas que cela se reproduira, en raison de la capacité de cet instrument et de notre chaîne d’approvisionnement consolidée ».

L’instrument en question est le cobas 8800, un appareil numérique imposant d’une longueur de près de trois mètres (10 pieds), d’une hauteur de plus de deux mètres (6 ½ pieds) et d’une profondeur d’un mètre et quart (un peu plus de quatre pieds).

Quand un écouvillon nasal a été préparé pour être analysé, il est placé sur un convoyeur. Ensuite, le cobas extrait et purifie le matériel génétique, puis l’analyse pour déterminer si le virus de la COVID-19 est présent.

L’obtention des résultats exige beaucoup moins de travail manuel de la part des technologies de laboratoire comparativement à ce qui était le cas jusqu’à la fin avril, quand le cobas 8800 a été mis en service à l’HGJ. Le CIUSSS est ainsi l’un des rares centres au Québec à utiliser un instrument aussi sophistiqué.

Cet automne, un autre élément du système cobas fera passer l’automatisation à un niveau supérieur : des écouvillons spéciaux dans des tubes en plastique seront insérés directement dans le nouvel instrument, qui ouvrira les tubes et effectuera les autres étapes automatiquement avant de charger les écouvillons dans le cobas 8800.

L’analyse automatisée de l’instrument cobas 8800 utilise des fonctions de diagnostic moléculaire pour analyser rapidement les écouvillons des patients.

L’analyse automatisée de l’instrument cobas 8800 utilise des fonctions de diagnostic moléculaire pour analyser rapidement les écouvillons des patients.

Le Dr Zaharatos note que même si les tests relatifs à la COVID-19 restent la priorité immédiate, le nouveau système continuera de jouer un rôle majeur au terme de la pandémie. En effet, le système cobas 8800 remplacera éventuellement plusieurs appareils exigeants des processus manuels qui sont utilisés actuellement pour les tests liés à d’autres maladies infectieuses, comme la grippe saisonnière, la pneumonie virale, les bactéries résistantes aux médicaments et les maladies transmises sexuellement.

En libérant les technologies de laboratoire de l’obligation d’effectuer tellement d’activités manuelles, le système cobas 8800 aidera également à protéger ces personnes contre les blessures causées par les mouvements répétitifs. De plus, comme il s’agit d’un instrument fermé, le processus devient également plus sûr. « Cela permettra vraiment de réduire le niveau de stress de nos technologues », ajoute le Dr Zaharatos.

Comme ces membres du personnel seront en mesure d’effectuer d’autres types de travaux de laboratoire, ils pourront tirer un meilleur parti de leurs compétences à un moment où il y a une pénurie de technologues de laboratoire à l’échelle du Québec.

« Nous pouvons accorder plus de repos au personnel plus chevronné, tout en leur donnant le temps d’enseigner aux jeunes professionnels qui gravissent les échelons », explique le Dr Zaharatos.

« Nous possédons dorénavant un excellent tampon. S’il y a une augmentation soudaine du nombre de cas, ou si nous devons effectuer beaucoup plus de tests auprès des travailleurs de la santé en raison d’une éclosion dans une installation, nous sommes en mesure de nous adapter facilement. »

« Il s’agit d’une arme de plus à notre arsenal de nouveaux appareils moléculaires utilisés pour diagnostiquer les maladies infectieuses et une possibilité de souplesse accrue qui a été et continuera d’être un avantage majeur. »  

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