Avril 2016La recherche à l'Institut Lady Davis

Nouvelle tentative pour comprendre les effets positifs de l’écriture expressive

Une auteure et chercheuse montréalaise, qui détient un sens aigu de l’importance de l’expression personnelle chez les jeunes, entreprend actuellement une étude plus exhaustive pour déterminer comment et pourquoi l’écriture expressive a des effets si positifs.

Maria Guzzo, reconnue pour ses contributions philanthropiques, mènera ses recherches dans les écoles de la région montréalaise en prenant contact avec des adolescents, tout en travaillant à l’obtention d’une maîtrise en psychiatrie à l’Université McGill. Elle réalisera plusieurs de ses études à l’Institut Lady Davis (ILD) de l’HGJ, sous la supervision de la Dre Danielle Groleau, chercheuse principale.

« Nous savons que l’expression des émotions par l’écriture est une expérience libératrice pour les adolescents, indique Mme Guzzo. Le fait d’échanger entre pairs favorise plus leur intégration sociale qu’un tête à tête avec un thérapeute d’âge adulte. »

« Les jeunes ont ainsi l’occasion de réaliser qu’ils sont tous confrontés à des problèmes. Leur démarche crée un climat de compréhension et réduit leur sentiment d’isolement, précise-t-elle. En discutant entre eux, ils créent leur propre système d’entraide. »

La fascination de Mme Guzzo pour l’incidence positive qu’exerce l’écriture expressive sur l’estime de soi et la confiance en soi des adolescents lui est venue durant la publication de son livre pour enfants Comment en-TRAIN-er vos rêves. L’histoire se déroule à Montréal et décrit comment un garçon oublie ses problèmes en rêvant à ce qui le rend heureux.

Au cours de la rédaction de son livre, Mme Guzzo s’est engagée dans le Réseau d’écriture pour enfants, un organisme à but non lucratif qui a développé un programme novateur sur la santé mentale, où les enfants s’expriment en pratiquant des exercices d’écriture.

Investir dans un avenir en santé pour tous

Le soutien du secteur privé est d’une importance vitale pour L’ILD ainsi que pour sa recherche de pointe sur les causes et les traitements potentiels des maladies les plus courantes.

Les dons viennent s’ajouter au financement fourni par les organismes subventionnaires publics. Ces contributions permettent à l’ILD d’assurer la poursuite de l’excellence et la croissance des programmes de recherche existants; de recruter des chercheurs de premier rang et de soutenir leurs recherches dans des domaines prioritaires; de créer des domaines de recherche importants qui, autrement, ne seraient pas financés; et de fournir le soutien nécessaire pour stimuler de nouvelles idées et accélérer le développement ainsi que l’accès à de nouveaux traitements et à de nouvelles thérapies.

Une caractéristique novatrice de la campagne de financement de la Fondation permet aux donateurs de cibler un domaine particulier de recherche à l’ILD – tels le vieillissement, le cancer ou le VIH/SIDA – afin de soutenir certains chercheurs et leur infrastructure durant une certaine période.

Pour obtenir davantage d’information ou pour faire un don, visitez la Fondation de l’HGJ en ligne et cliquez sur l’onglet Campagne, ou téléphonez au 514 340-8251.

C’est ainsi que Mme Guzzo a été amenée à visiter plusieurs écoles, où son livre a servi de catalyseur pour des discussions. L’auteure se souvient d’une rencontre particulièrement émouvante avec un adolescent gravement atteint d’eczéma. « On m’avait prévenue que le jeune ne voudrait pas parler, parce qu’il était trop tourmenté par son apparence. Mais quand il a pris la parole, ç’a été une véritable révélation. »

Mme Guzzo poursuit : « De sa propre initiative, il a raconté à ses amis à quel point il souffrait du harcèlement dont il était victime. Les autres jeunes ne voulaient pas être cruels, mais ils n’avaient pas la moindre idée du mal qu’ils lui faisaient. Son intervention a servi de déclencheur et a permis à ses compagnons de réfléchir à leur propre comportement et d’en comprendre les effets sur les autres. »

La recherche en cours de Mme Guzzo sera menée dans une école du centre-ville à Montréal auprès d’environ 200 élèves de la 7e année, confrontés à différents problèmes socio-économiques. À la fin du programme, les jeunes participants termineront leur histoire, et leur livre sera publié par le Réseau d’écriture pour enfants.

« À la fin du projet, ces jeunes retourneront à la maison avec le livre qu’ils auront écrit. Nous sommes convaincus, souligne-t-elle, qu’ils en tireront un sentiment accru de fierté et de satisfaction. Très peu d’adolescents peuvent se vanter d’avoir publié un livre. »

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