90e anniversaireOctobre 2024

Rétrospective à l’occasion du 90e anniversaire : Hôpital@Domicile transforme le domicile des patients en unité hospitalière virtuelle

À l’approche du 90e anniversaire de l’HGJ, aujourd’hui, les Nouvelles HGJ se souviennent de : 

  • Le lancement du programme Hôpital@domicile, en 2022
  • Les petits personnages de soins de santé les mieux habillés
  • Samuel S. Cohen, directeur général fondateur de l’HGJ
  • Passer un appel téléphonique à l’ère prénumérique 

Quatre nouveaux articles de nos archives seront publiés chaque mardi au cours des 90 jours précédant le 90e anniversaire, le 8 octobre. Vous pouvez trouver tout ce qui a été publié jusqu’à maintenant dans les archives des Nouvelles HGJ.

* * * * *

Avec le lancement du programme Hôpital@domicile, en février 2022, l’HGJ est devenu le premier centre de soins de santé au Québec, et l’un des très rares au Canada, où les patient(e)s admissibles peuvent terminer leur rétablissement à leur domicile tout en étant surveillés en permanence à distance grâce à la technologie numérique.

Cependant, bien que le(la) patient(e) ne soit plus dans un lit à l’Hôpital, cette personne n’a pas obtenu son congé de l’Hôpital, mais il ou elle se trouve plutôt au sein d’une unité virtuelle, dont le cadre réel est son domicile.

L’objectif est d’optimiser la convalescence de cette personne en lui permettant de se rétablir dans un environnement confortable et familier. De plus, elle a moins de risques de contracter une infection nosocomiale, et le lit d’hôpital libéré est disponible plus rapidement pour une autre personne qui en a un besoin urgent.

Hôpital@domicile, un programme novateur qui a depuis remporté plusieurs prix importants, constitue une étape majeure du projet du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal de mettre en œuvre un vaste programme d’unités virtuelles.

De plus, il s’agit probablement de l’exemple le plus frappant de la philosophie globale de soins du CIUSSS « Vos soins partout ». Cette approche consiste à fournir aux usagers les bons soins, au bon moment, dans le lieu le plus pertinent, le plus sûr et le plus pratique pour ces personnes.

Connu à l’origine sous le nom de COVID@domicile, le programme a d’abord été un projet pilote pendant la pandémie, dans le cadre duquel certains patient(e)s infectés par la COVID-19 pouvaient quitter l’Hôpital lorsque leur hospitalisation touchait à sa fin, tout en continuant à faire l’objet d’un suivi.

Les résultats ont été tellement prometteurs que le programme COVID@domicile est devenu Hôpital@domicile, qui englobe un groupe plus large de patient(e). Il s’agit notamment de personnes souffrant d’une insuffisance cardiaque, de maladie pulmonaire obstructive chronique, d’une pneumonie, d’infections urinaires et de cellulite.

* * * * *

De minuscules équipes médicales tirées à quatre épingles à l’HGJ

Ossana Zeitounian, couturière extraordinaire, en 2009, et quelques-unes des douzaines de poupées pour lesquelles elle a cousu des uniformes semblables à ceux que porte le personnel médical.

Ossana Zeitounian, couturière extraordinaire, en 2009, et quelques-unes des douzaines de poupées pour lesquelles elle a cousu des uniformes semblables à ceux que porte le personnel médical.

De toute évidence, les équipes médicales les mieux vêtues à l’HGJ sont cette centaine de poupées mesurant de 15 à 30 centimètres de haut, installées dans deux vitrines de la passerelle reliant les pavillons C et G au rez-de-chaussée.

Les vêtements des poupées sont impeccables grâce à l’esprit créatif et aux doigts de fée d’Ossana Zeitounian, une employée du Service de l’entretien ménager à l’HGJ, estimée de tous et maintenant à la retraite. En 1984, afin de souligner le 50e anniversaire de l’Hôpital, Madame Zeitounian a cousu à la main chaque minuscule article vestimentaire et elle a offert à l’HGJ ses poupées entièrement costumées.

Sa collection comprend des médecins, des infirmières, des PAB et d’autres travailleur(euse)s de la santé portant les répliques exactes des uniformes utilisés à l’HGJ depuis plusieurs décennies. Les détails sont très précis, et plusieurs poupées sont vêtues des uniformes que portaient les étudiantes pendant les années 1950 et 1960, à différente étapes de leur formation à l’École des sciences infirmières à l’HGJ.

Madame Zeitounian, qui a pris sa retraite en 1993 après 23 ans de service, a appris les bases de la couture de son père, tailleur, et de sa mère, couturière, alors qu’elle vivait avec sa famille non loin de Beyrouth, au Liban. Par la suite, elle a perfectionné sa technique en suivant des cours en France et en Arménie, avant d’émigrer en Argentine et finalement au Canada.

* * * * *

Samuel S. Cohen, directeur général fondateur

Samuel S. Cohen À titre de directeur général fondateur de l’HGJ, Samuel S. Cohen (1900-2000) a joué un rôle essentiel pour transformer une petite installation de soins de santé, desservant surtout la communauté juive, en un Hôpital universitaire de renom.

M. Cohen est né à New York où, dans sa jeunesse, il s’est hissé au rang de directeur adjoint du Beth Israel Hospital. En 1933, il accepte de s’installer à Montréal pour assumer le poste de surintendant (équivalent au poste de directeur général) d’un Hôpital général juif qui n’a pas encore ouvert ses portes.

M. Cohen a eu la tâche difficile, mais ultimement satisfaisante, du recrutement initial du personnel médical, infirmier et paramédical de haut niveau.

Les premières années de l’Hôpital n’ont pas été de tout repos pour M. Cohen qui dirigeait cette nouvelle installation pendant la Dépression, et peu après pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette période a été suivie d’une autre de croissance explosive au cours des années d’après-guerre.

Après sa retraite en 1967, M. Cohen a continué d’être très présent à l’HGJ. En 1994, en reconnaissance de son apport considérable à la création de l’Hôpital, il a reçu le tout premier Prix de service exceptionnel, le Prix le plus prestigieux conféré par l’HGJ.

* * * * *

Passer un appel téléphonique à l’ère prénumérique

SwitchboardsBooth Au cours des premières décennies du 20e siècle, du 20e siècle, lorsque les télécommunications numériques relevaient encore de la fantaisie, l’HGJ (comme bien d’autres grandes entreprises et organisations) comptait sur une escouade de standardistes, inlassables et efficaces, pour relayer quotidiennement des milliers d’appels téléphoniques.

Et puisqu’il est question des téléphones d’antan, quelle est la dernière fois où vous avez vu une ancienne cabine téléphonique comportant un cadre en bois, des portes pliantes et un siège? Probablement jamais, si vous avez moins de 40 ans (ou peut-être moins de 50 ans). Et pourtant, il est encore possible de trouver deux de ces cabines au deuxième étage du pavillon B, devant l’ascenseur.

Les cabines téléphoniques en bois, le summum du confort et de l’intimité de l’ère prénumérique étaient d’usage courant. Cependant, elles ont commencé à disparaître vers les années 1960, avec l’arrivée de kiosques téléphoniques moins coûteux et plus sobres. Aujourd’hui, les téléphones cellulaires ont rendu l’usage des téléphones publics superflus.

Si vous passez jeter un coup d’œil aux cabines dans le pavillon B, ne vous attendez pas à pouvoir passer un appel pour cinq cents ou à utiliser un téléphone à cadran rotatif. Malheureusement, l’ancien équipement n’est plus en place : après tout, nous sommes en 2024 et non en 1954!

Previous article

Rétrospective à l’occasion du 90e anniversaire : Ouverture du Dispensaire Herzl, l’établissement précurseur de l’HGJ

Next article

Rétrospective à l’occasion du 90e anniversaire : L’Hôpital général juif ouvre ses portes