90e anniversaireSeptembre 2024

Rétrospective à l’occasion du 90e anniversaire : La campagne de financement pour construire l’HGJ passe à la vitesse supérieure

À l’approche du 90e anniversaire de l’HGJ, aujourd’hui, les Nouvelles HGJ se souviennent de : 

  • La campagne de financement pour construire l’HGJ à la fin des années
  • Le lancement de l’organisation L’Espoir, c’est la vie, en 1981
  • La naissance de quintuplés, en 1992
  • L’ouverture du laboratoire ultra-sécurisé du VIH/sida, en 2007 

Quatre nouveaux articles de nos archives seront publiés chaque mardi au cours des 90 jours précédant le 90e anniversaire, le 8 octobre. Vous trouverez tout ce qui a été publié jusqu’à maintenant dans les archives des Nouvelles HGJ.

* * * * *

Des brochures (datant de 1930) exhortant les donateurs potentiels à appuyer la construction de l’HGJ, et citant l’un des fondateurs, Michael Hirsch.

Des brochures (datant de 1930) exhortant les donateurs potentiels à appuyer la construction de l’HGJ, et citant l’un des fondateurs, Michael Hirsch.

Le 22 septembre 1929, plus de 3 000 membres de la communauté juive de Montréal se sont réunis à l’Hôtel Mont-Royal pour lancer une campagne de financement dont l’objectif était de recueillir un million de dollars pour la construction de l’HGJ.

Cet événement s’est transformé en une campagne de financement pluriannuelle intense qui, malheureusement, a coïncidé avec l’effondrement des marchés boursiers et le début de la Grande Dépression.

Néanmoins, les donateurs et les bénévoles dévoués — appuyés par le soutien financier du gouvernement provincial — sont parvenus à réunir la somme nécessaire pour permettre à l’Hôpital d’ouvrir ses portes en octobre 1934.

Les membres de la communauté juive de la ville étaient tellement déterminés à construire l’Hôpital, que certaines personnes ont honoré leur engagement de financement même si cela signifiait payer par versements échelonnés jusqu’au début des années 1940.

* * * * *

L’espoir, c’est la vie assure un appui essentiel aux patient(e)s atteint(e)s de cancer

En septembre 2014, la fondatrice de l’organisme L’espoir, c’est la vie, Sheila Kussner (deuxième à gauche), reçoit une plaque honorifique entourée de (de gauche à droite) Suzanne O’Brien, directrice générale de L’espoir, c’est la vie, Howard Dermer, président de la Fondation de l’HGJ, le Dr Gérald Batist, chef du Service d’oncologie à l’HGJ et directeur du Centre du cancer Segal, MyerBick, président-directeur général de la Fondation de l’HGJ et Allen Rubin, président de l’HGJ.

En septembre 2014, la fondatrice de l’organisme L’espoir, c’est la vie, Sheila Kussner (deuxième à gauche), reçoit une plaque honorifique entourée de (de gauche à droite) Suzanne O’Brien, directrice générale de L’espoir, c’est la vie, Howard Dermer, président de la Fondation de l’HGJ, le Dr Gérald Batist, chef du Service d’oncologie à l’HGJ et directeur du Centre du cancer Segal, MyerBick, président-directeur général de la Fondation de l’HGJ et Allen Rubin, président de l’HGJ.

L’organisation L’espoir, c’est la vie a été lancée en 1981, sous les auspices de l’organisation des Auxiliaires de l’HGJ, afin de permettre à des bénévoles spécialement formés (la plupart survivant(e)s du cancer) d’appuyer et de prodiguer des conseils aux patient(e)s atteint(e)s de cancer et à leur famille.

Très rapidement, L’espoir, c’est la vie est devenu un organisme indépendant (mais encore étroitement lié à l’HGJ) et un chef de file mondial en matière d’aide psychosociale aux patient(e)s atteint(e)s de cancer et à leur famille.

Rappelons que Sheila Kussner, qui a mené une lutte douloureuse contre le cancer pendant son adolescence, était convaincue que les patient(e)s et leur famille avaient absolument besoin de soutien affectif et psychologique, ainsi que de renseignements pratiques et fiables au sujet de leur maladie.

Elle a donc créé L’espoir, c’est la vie à l’HGJ, après avoir persuadé les sceptiques que des bénévoles, ayant déjà vécu l’expérience du cancer, pouvaient apporter une aide précieuse aux patient(e)s.

Elle a également constitué une équipe de professionnel(le)s dévoué(e)s pour faire de L’espoir, c’est la vie un organisme pionnier international en matière d’aide psychosociale pendant les traitements et le rétablissement des patient(e)s atteint(e)s de cancer.

L’espoir, c’est la vie a été un élément important pour transformer les mentalités et les approches thérapeutiques en soulignant la nécessité d’accorder plus d’importance aux besoins affectifs, psychologiques et spirituels des patient(e)s lorsque ces dernier(ère)s établissent des liens étroits avec les bénévoles.

* * * * *

Cinq sources de bonheur!

QuintsL’HGJ a fait la manchette le 27 avril 1992 dans tout le continent et en Europe à la suite de la naissance des premiers quintuplés québécois.

Les deux fillettes (Zeina et Tina) et trois garçons (Joe, Jad et Rami), prématurés de 10 semaines, pesaient entre 1,13 et 1,63 kilogramme (2,5 à 3,6 livres) à leur naissance.

L’accouchement a été dirigé par le Dr Arvind Joshi, chef du Département de gynécologie-obstétrique au Centre hospitalier de St. Mary et membre de l’Équipe d’obstétrique pour les grossesses présentant un risque à l’HGJ.

Le Dr ApostolosPapageorgiou, chef du Service de pédiatrie à l’HGJ, a supervisé les soins aux nourrissons qui ont séjourné à l’Unité de soins intensifs néonatals pendant deux mois. Les deux médecins ont qualifié l’événement comme étant le point culminant de leur carrière.

* * * * *

Lancement d’un laboratoire ultra-sécurisé de recherche sur le VIH/sida

En juin 2007, les tests et la recherche sur le VIH/sida ont fait un pas de géant avec l’inauguration du laboratoire de bioconfinement du VIH/sida, dont le développement, à hauteur de 5 millions de dollars, a été dirigé par un pionnier de la recherche, le Dr Mark Wainberg.

Le Dr Mark Wainberg lors de l’inauguration du laboratoire de bioconfinement du VIH/sida, en 2007.

Le Dr Mark Wainberg lors de l’inauguration du laboratoire de bioconfinement du VIH/sida, en 2007.

Grâce à ce laboratoire, le Dr Wainberg, alors directeur de la recherche à l’Institut Lady Davis, a pu étudier le développement du VIH/sida et tester des échantillons de tissus pour évaluer leur réponse à différents types de médicaments.

Ce laboratoire, affilié au Centre SIDA de l’université McGill, était l’un des rares laboratoires de niveau 3 dans un hôpital au Canada. C’était aussi l’un des deux seuls centres au Québec autorisés à vérifier les séquences génétiques du virus pour déceler une mutation et une résistance aux médicaments antiviraux.

L’expertise du Dr Wainberg dans la lutte contre le VIH/sida était notoire à l’échelle internationale, notamment en raison du développement d’un médicament qui a contribué à sauver des millions de vies partout dans le monde. Le laboratoire a été sa dernière réalisation.

Le Dr Wainberg est décédé tragiquement le 11 avril 2017, pendant des vacances en Floride. Il a reçu plusieurs distinctions à l’échelle internationale, dont l’Ordre du Canada et l’Ordre du Québec.

Previous article

Rétrospective à l’occasion du 90e anniversaire : Lancement des (Dames) Auxiliaires en 1936

Next article

Le Dr Russell Frank se joint au Département d’obstétrique et de gynécologie