La recherche à l'Institut Lady DavisMai 2024

Selon une étude, la combinaison de médicaments contre le diabète réduit les risques de certains effets indésirables

Les personnes qui prennent deux classes de médicaments contre le diabète de type 2 sont moins susceptibles de subir un événement cardiovasculaire ou rénal indésirable que si ces personnes prenaient un seul type de médicament, selon une étude publiée récemment et dirigée par un chercheur principal à l’Institut Lady Davis pour la recherche médicale (ILD) à l’HGJ.

Cette étude, publiée dans The BMJ (une revue sous les auspices de la British Medical Association), s’est penchée sur deux classes de médicaments largement utilisés. Il s’agit des GLP-1 RA (agonistes du récepteur du peptide-1 de type glucagon), qui comprennent notamment Ozempic, Rybelsus, et des SGLT-2 (inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose), y compris Brenzavvy, Invokana et Farxiga.

Les résultats de l’étude menée par l’Équipe de recherche à l’ILD, dirigée par le professeur Laurent Azoulay, chercheur principal au Centre d’épidémiologie clinique, indiquent que la combinaison de l’un des médicaments de chaque classe est associée à une réduction de 30 % du risque d’événements cardiovasculaires et rénaux.

Selon le professeur Azoulay, il s’agissait de la première étude de ce genre. En effet, les membres de l’Équipe ont utilisé le lien de données de recherche sur la pratique clinique du Royaume-Uni (United Kingdom Clinical Practice Research Datalink) pour relier les bases de données contenant l’information de nombreux patient(e)s qui utilisaient différents types de médicaments contre le diabète.

Cette étude a permis aux chercheur(euse)s de comparer ce qui se passait lorsque les patient(e)s prenaient les deux classes de médicaments en même temps, par rapport à ceux qui utilisaient seulement l’une ou l’autre des classes de médicaments.

« Les résultats de notre étude ont le potentiel d’éclairer les lignes directrices de traitement du diabète de type 2 et de guider le traitement des personnes présentant un risque accru d’événements cardiovasculaires et rénaux indésirables », déclare le professeur Azoulay.

« En particulier, cette information peut aider les médecins à décider si leurs patient(e)s traité(e)s avec des GLP-1 RA ou des inhibiteurs du SGLT-2 bénéficieraient d’un traitement combiné. »

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