Février 2022Nouvelles

Tous les bébés nés à l’HGJ subissent dorénavant un test auditif visant à déceler une perte auditive éventuelle

Le programme aide à prévenir les problèmes de développement plus tard dans la vie de ces bébés

L’Hôpital général juif est maintenant parmi les premiers centres de soins de santé au Québec à exécuter systématiquement un test visant à déceler une perte auditive chez tous les bébés nés à l’Hôpital et à la Maison de naissance Côte-des-Neiges.

Les tests, effectués auprès de 4 000 nouveau-nés chaque année à l’HGJ et de 350 à la Maison de naissance, sont rapides et indolores, et ont souvent lieu au cours des 24 premières heures suivant la naissance, sept jours sur sept. Les parents reçoivent le résultat dès la fin du test.

Jusqu’à très récemment, à l’HGJ seuls les nourrissons qui présentaient un certain niveau de risque ou qui avaient été admis à l’Unité de soins intensifs néonatals pendant au moins 48 heures étaient testés.

Selon Voula Tsagaroulis, audiologiste à l’HGJ, le Programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés est une mesure de précaution qui permet aux parents de prendre des dispositions nécessaires le plus rapidement possible si une perte auditive est détectée.

Madame Tsagaroulis dit qu’environ un bébé sur 1 000 nait chaque année avec une perte auditive importante, une condition qui peut avoir une incidence sur la parole et le langage, ainsi que sur le développement cognitif, social, émotionnel et éducatif de l’enfant. Environ 84 bébés naissent chaque année au Québec avec un tel degré de perte auditive.

Plus d’information sur la perte auditive

Pour obtenir plus d’information au sujet du Programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés, veuillez communiquer avec le Service d’audiologie à l’HGJ, au 514-340-8276.

« Une perte auditive qui n’est pas détectée à un très jeune âge peut entraîner des répercussions psychosociales graves pour l’enfant en raison du retard dans le développement de ses capacités de communication », explique Gina Mills, adjointe intérimaire à la Direction de réadaptation et services multidisciplinaires.

« Cependant, grâce au dépistage effectué chez les nouveau-nés, nous pouvons aviser les parents si d’autres tests sont nécessaires », ajoute Madame Mills, qui était auparavant la chef du Service d’orthophonie et d’audiologie à l’HGJ.

« Ce test permet une détection plus rapide d’une perte auditive et, s’il y a lieu, une intervention précoce du développement auditif et de la communication. Une telle démarche accroît la probabilité que l’enfant soit en mesure de fréquenter une école ordinaire plus tard. »

« Une intervention précoce vise à promouvoir un développement optimal. Elle peut réduire considérablement les conséquences négatives d’une perte auditive, non seulement pour l’enfant, mais aussi pour sa famille et pour la société. »

« Nous voulons que ces bébés commencent leur vie avec tous les avantages possibles. Nous pouvons utiliser notre savoir-faire pour remédier à tout problème avant qu’il n’empire. »

L’objectif, dit-elle, est de dépister une éventuelle perte auditive chez les bébés au cours du mois suivant la naissance. Si la possibilité d’une perte auditive est détectée, un diagnostic devrait être posé dans les trois mois. Idéalement, le bébé doit être muni d’une prothèse auditive ou inscrit à un programme de réadaptation dans les six mois.

Même si aucune perte auditive n’est décelée, le Programme est utile, ajoute Madame Tsagaroulis, puisqu’il permet aux parents de rencontrer une infirmière auxiliaire ou une audiologiste et de recevoir des conseils sur ce qu’il faut surveiller quand l’enfant grandit.

Bien que les pertes auditives les plus légères ne soient pas toujours décelées, dit-elle, le dépistage permet de détecter les pertes moyennes ou plus importantes grâce à deux types de tests.

Lors du test d’émissions otoacoustiques, de petits écouteurs sont placés dans l’oreille du nouveau-né, et des sons doux sont envoyés à la cochlée (l’organe de l’audition), ce qui permet de mesurer les échos.

Le test des potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral est un examen plus approfondi qui est effectué pour les bébés présentant certains facteurs de risque, comme des antécédents familiaux de perte auditive. Des électrodes émettent des sons doux dans les oreilles afin de mesurer le fonctionnement du nerf auditif.

Les tests sont habituellement effectués par des infirmières auxiliaires, mais deux audiologistes, Mesdames Tsagaroulis et Chantal Tran, sont disponibles pour fournir de l’aide, au besoin.

Madame Mills note que le projet a été implanté grâce à la collaboration étroite non seulement de la Direction des soins infirmiers, mais aussi des Services de néonatologie, de médecine familiale et de pédiatrie. Le Service de TI a également joué un rôle majeur pour développer l’infrastructure numérique permettant une coordination avec le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Le programme bénéficie également de la collaboration et de l’appui considérables de la Direction des services intégrés de première ligne du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

« Nous voulons que ces bébés commencent leur vie avec tous les avantages possibles », ajoute Madame. Tsagaroulis. « C’est la raison pour laquelle je suis heureuse que nous puissions utiliser notre savoir-faire pour remédier à tout problème avant qu’il n’empire. »

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