La recherche à l'Institut Lady DavisOctobre 2016

Un dépistage élargi aide à réduire les infections par le C. difficile

Les résultats d’une étude clinique, dirigée par un médecin chercheur à l’HGJ, confirment que le nombre d’infections par le C. difficile parmi les patients hospitalisés a diminué dramatiquement depuis que tous les patients, même ceux qui sont asymptomatiques, font l’objet d’un dépistage pour déceler la présence de cette bactérie avant d’être admis à l’hôpital.

En effectuant un test auprès de tous les patients avant leur admission à l’hôpital, les employés peuvent isoler immédiate les porteurs de C. difficile et les empêcher d’infecter les autres patients, selon l’étude menée par le Dr Yves Longtin, médecin membre du personnel de la Division de microbiologie clinique et membre de l’équipe de Prévention et de contrôle des infections de l’Hôpital général juif. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue JAMA Internal Medicine, une publication de l’Association médicale américaine.

« Nous prescrivons beaucoup d’antibiotiques à l’Hôpital, et cette bactérie est résistante à la plupart des antibiotiques », explique le docteur Longtin. « Les porteurs de la souche hypervirulente sont contagieux et leur propre potentiel de développer une infection augmente avec la durée de leur hospitalisation. »

Le C. difficile est la principale cause d’infections nosocomiales. Un demi-million de cas sont signalés chaque année aux États-Unis, entraînant 29 000 décès. L’émergence d’une souche hypervirulente au début des années 2000 a fait en sorte que le contrôle du C. difficile devienne une priorité absolue.

Au cours de l’étude, tous les patients qui ont été admis à l’Institut de cardiologie et de pneumologie de la ville de Québec, entre novembre 2013 et mars 2015, ont subi des tests pour déceler la présence du C. difficile.

Investir dans un avenir en santé pour tous

Le soutien du secteur privé est d’une importance vitale pour l’Institut Lady Davis (ILD) à l’HGJ, ainsi que pour sa recherche de pointe sur les causes et les traitements potentiels des maladies les plus courantes. Les dons viennent s’ajouter au financement fourni par les organismes subventionnaires publics.

Ces contributions permettent à l’ILD d’assurer la poursuite de l’excellence et la croissance des programmes de recherche existants; de recruter des chercheurs de premier rang et de soutenir leurs recherches dans des domaines prioritaires; de créer des domaines de recherche importants qui, autrement, ne seraient pas financés; et de fournir le soutien nécessaire pour stimuler de nouvelles idées et accélérer le développement ainsi que l’accès à de nouveaux traitements et à de nouvelles thérapies.

Une caractéristique novatrice de la campagne de financement de la Fondation permet aux donateurs de cibler un domaine particulier de recherche à l’ILD, tels le vieillissement, le cancer ou le VIH/SIDA afin de soutenir certains chercheurs et leur infrastructure durant une certaine période.

Pour obtenir davantage d’information ou pour faire un don, visitez la page de la campagne de la Fondation de l’HGJ, ou téléphonez à la Fondation au 514 340-8251.

Parmi les 7 599 patients qui ont fait l’objet du dépistage, 368 (soit 4,8 %) ont été identifiés comme des porteurs et placés en isolement.

Par conséquent, le taux d’infections nosocomiales par le C. difficile a diminué de plus de 50 %, pour se situer à 3,0 infections pour 10 000 jours-patients, par rapport à 6,9 infections pour 10 000 jours-patients avant l’intervention. Suite à ce résultat, le docteur Longtin et ses collègues estiment qu’environ 63 cas d’infection ont été évités. Le coût de l’intervention a été estimé à 130 000 $ US, ce qui est bien inférieur au coût du traitement de 63 patients, sans oublier le fait de leur avoir évité les risques auxquels ils auraient été exposés.

Grâce aux mesures déjà en place à l’HGJ, le taux d’infections au C. difficile a chuté de manière spectaculaire, passant de 282 cas, en 2012-2013, à 108 cas en 2014-2015 (les statistiques les plus récentes disponibles). Les mesures adoptées comprennent l’isolement rapide des patients infectés par la bactérie et la désinfection et le nettoyage fréquents des chambres et des surfaces où la bactérie peut être présente.

Bien que le docteur Longtin soit prudent à propos des conclusions découlant d’une seule étude, menée dans un seul centre, les résultats ont été assez prometteurs pour soutenir la réalisation de nouvelles études. De plus, selon lui, ces résultats indiquent que le dépistage auprès de tous les patients admis, et l’isolement des porteurs de C. difficile pourraient permettre d’éviter encore plus de cas d’infection nosocomiale.

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